La Caravane des entrepreneurs: Un Speed coaching pour les femmes

D’abord en entretien avec une coach, les femmes présentent passent ensuite au témoignage de chefs d’entreprises

Comme chaque année, la route de la Caravane des entrepreneurs a croisé celle des Toulousains et plus particulièrement des Toulousaines, la semaine dernière. Son organisatrice, Maïté Debeuret, y animait un speed coaching exclusivement réservé aux femmes afin d’identifier leurs blocages pour mieux réussir.

« Nombreuses sont les femmes souhaitant créer leur entreprise mais qui n’osent finalement pas se lancer », affirme Maïté Debeuret, co-fondatrice de la Caravane des entrepreneurs. Ce constat établi, et reconnaissant que les femmes restent, en partie, responsables de leur manque d’initiative, soit par culpabilité, soit par manque de confiance en elles, Maïté Debeuret a choisi d’intégrer un Speed coaching à son événement. Vendredi dernier, place des Oliviers, rendez-vous était donc donné aux futurs entrepreneurs en quête de renseignements et aux chefs d’entreprise désireux de trouver l’accompagnement nécessaire au développement de leur société, mais surtout aux femmes. « Beaucoup ont du potentiel mais se brident car elles doutent », explique Maïté Debeuret, « il fallait donc trouver une alternative à leur problème. J’ai alors eu l’idée d’un Speed coaching. » Elle-même chef d’entreprise, elle avoue être passée par des moments de solitude, de stress intense et fait partager son expérience avant de laisser place aux entretiens individuels avec des coaches en développement personnel mais aussi avec des femmes ayant déjà fait leurs preuves dans l’entreprenariat, comme Valérie Jimenez, présidente de Jimenez FVA, société de transport.

 

 Identifier les peurs indicibles

 

C’est un souci d’efficacité que Maïté Debeuret a opté pour un Speed coaching : « il est plus facile pour une femme de se confier en petit comité et ces échanges sont bien plus profitables que des conférences impersonnelles. » Assise l’une en face de l’autre, la coach en développement personnel et la future entrepreneure s’entretiennent pendant dix minutes, identifiant les blocages qui isolent, les peurs indicibles et les doutes persistants. « Il s’agit en réalité de rassurer, de redonner confiance et surtout de faire comprendre aux femmes qu’il faut se lancer pour gagner et non pour ne pas perdre », martèle l’organisatrice de la manifestation. Le temps écoulé, elle change d’interlocutrice et s’entretient ensuite avec une chef d’entreprise qui lui démontre « que c’est possible. Une femme peut être à la tête de grandes sociétés, tout comme un homme. » Pour Virginie, 30 ans, venue participer au Speed coaching, la Caravane des entrepreneurs lui aura permis de se mettre « un coup de pied aux fesses. J’avais besoin que quelqu’un me remotive et quand, comme moi, on a toujours entendu que les femmes devaient rester à la maison, il est difficile de franchir le pas. » En face d’elle, Valérie Jimenez déplore que les femmes comme Virginie « ne s’autorise pas à s’estimer. Elles ne doivent plus avoir pour réflexe de penser qu’elles ne vont pas y arriver. » Et pour conforter les femmes dans cette idée, Maïté Debeuret a interviewé 200 chefs d’entreprise féminins témoignant de leur réussite, dont les vidéos sont consultables sur le site www.entrepreneure.fr.

Séverine Sarrat



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