Inquiétude autour du chômage des jeunes

S’il y a une équation à résoudre au plus vite pour l’exécutif, c’est bien celle qui vise à faire reculer le chômage des jeunes : « C’est l’enjeu qui intéresse le plus les Français et les Européens » a même scandé François Hollande lors du dernier sommet européen. L’INSEE vient d’ailleurs de publier une enquête assez alarmante sur le sujet… Le constat est sans appel, et la jeunesse de France a bien du mal à accéder au marché de l’emploi, et quand elle l’atteint c’est le plus souvent via des emplois précaires. Une situation encore plus prégnante en Midi-Pyrénées où les formes particulières d’emploi (temps partiel, cdd etc.) sont plus répandues qu’au niveau national. Ce sont donc près de 170 000 jeunes qui sont partiellement ou pas insérés dans l’emploi. La Fage (fédération des associations générales étudiantes) a d’ailleurs fait des propositions concrètes pour agir au plus vite : la création de CFA (centre de formation des apprentis) dans chaque université afin de démocratiser l’alternance dans l’enseignement supérieur, et une réforme autour des stages afin de les rendre plus pédagogiques. L’Europe peut s’avérer une solution à cette crise de l’emploi chez les jeunes, si les pays membres arrivent à traiter la question de la mobilité. En effet, si dans certains pays (dont le nôtre) le chômage des jeunes est inquiétant, il apparaît par exemple qu’en Allemagne il y ait des pénuries de main d’œuvre. Une meilleure coopération entre les Etats européens semble donc essentielle pour endiguer la crise… Mais est-ce vraiment possible ? Pour revenir en Midi-Pyrénées, sur nos terres, 37600 jeunes de moins de 25 ans sont au chômage, soit une augmentation de 11,6% sur un an ! Parmi les pistes mises en place par les collectivités locales, celle des fameux contrats d’ « emplois d’avenir » chers au gouvernement. Les mairies de Toulouse, de Cugnaux ou de Saint-Lys en ont déjà signé. Idem pour la communauté urbaine. 604 au total ont été signés dans tout le département de la Haute-Garonne. Pourtant le constat est aujourd’hui que cette mesure est un échec et qu’il faut l’encourager davantage.

Thomas Simonian

 

L’AFIJ fait le job

Les jeunes ont leur « Pôle Emploi », il s’agit de l’AFIJ (association pour faciliter l’insertion des jeunes diplômés). Un organisme qui vise à mettre en relation les jeunes avec le milieu économique et qui possède un site web qui compte près de 32 000 offres de premier emploi. Tous les services de l’AFIJ sont gratuits pour les jeunes comme pour les recruteurs.

AFIJ, 25 rue Notre-Dame, 31400 Toulouse



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