Inauguration bpifrance: Soutenir le développement des entreprises

La Banque publique d’investissement tant attendue n’est désormais plus une illusion en Midi-Pyrénées. Outil de développement des PME, ETI et des territoires par son rôle d’investisseur stratégique, bpifrance s’est donnée pour objectif de soutenir 4 000 entreprises régionales soit 500 de plus qu’en 2012.

La bpifrance Midi-Pyrénées est officiellement déclarée ouverte. Nicolas Dufourcq, son directeur général a d’ailleurs fait le déplacement à Balma pour en préciser les objectifs et les valeurs que le nouveau directeur régional, Laurent de Calbiac, aura pour mission de défendre. « Proximité, simplicité, optimisme et volonté seront les maîtres-mots de bpifrance », clame son directeur général. Cette banque pas ordinaire, sera constituée d’un Conseil d’orientation présidé par Martin Malvy, conférant ainsi 90% des décisions à la Région et ce pour s’ancrer territorialement. Mais elle se veut aussi mobile : « ce ne sont pas les entreprises qui viendront nous solliciter mais nous qui irons à leur rencontre. C’est cela la proximité ! Et si vous, entrepreneurs, remarquez une institutionnalisation de nos démarches, faîtes-le nous savoir au plus vite car il s’agirait d’un échec », explique Nicolas Dufourcq. Les grandes lignes sont donc annoncées, c’est par la simplicité qu’il faudra aborder la bpifrance. De son côté, elle s’engage à délivrer une réponse rapidement, que celle-ci soit positive ou négative : « nous comprenons les contraintes des chefs d’entreprises et savons que leur temps est compté », c’est pourquoi les produits proposés restent eux aussi « simples » (trésorerie, crédit à 7 ans, crédit-bail…).

 

 1.3 milliard d’euros mobilisé

 

« Le pays est en décroissance, le taux de chômage augmente, le déficit du commerce extérieur est profond… mais je veux voir le verre à moitié plein et non à moitié vide », précise Nicolas Dufourcq « c’est aussi cela bpifrance. » Martin Malvy, président de la Région l’entend également de cette oreille car le Salon du Bourget et les commandes qui y ont été enregistrées restent la preuve d’une économie régionale dynamique, « nous avons démontré que nous pouvons être compétitifs » et bpifrance, outil de politique économique, permettra d’offrir cette opportunité à toutes les PME et ETI, « en redynamisant la croissance et en soutenant l’emploi ». La banque publique d’investissement devient ainsi la réponse du gouvernement à la course à la compétitivité. Ainsi, en 2012, bpifrance financement, anciennement Oséo, a soutenu 3 538 entreprises, soit 1.3 milliard d’euros mobilisés par son intervention ; une partie de l’enveloppe, 110 millions d’euros, ayant été allouée à l’innovation quand 379 millions l’ont été en prêts de garantis en faveur de l’investissement. Les financements mis en place en partenariat avec les banques et les organismes de fonds propres ont été soutenu par bpifrance à hauteur de 582 millions d’euros et 226 millions ont permis de financer des créances. Un niveau d’accompagnement soutenu que bpifrance souhaite développer, toujours plus.

Séverine Sarrat



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