IDEX: L’Université fédérale prend forme

Après le rejet de la version finale du projet Idex par l’Université du Mirail, le conseil Administration du PRES dévoilait finalement une signature à l’unanimité de la Convention attributive par tous les acteurs qui constitueront la future Université fédérale.

 

Suite au long processus de concertation dont a fait l’objet le projet Idex de Toulouse, les membres du Conseil d’Administration du PRES ont signé, vendredi dernier, la Convention attributive, à l’unanimité. Cette nouvelle étape marque ainsi la fin des négociations et le lancement officiel de l’Université fédérale de Toulouse. « Le temps n’est plus aux discussions mais au passage aux actes »,  clame Bruno Sire, président de l’Université Toulouse Capitole. Pourtant, quelques jours auparavant, le projet marquait un temps d’arrêt par le vote négatif du Conseil d’Administration du Mirail, mais loin de vouloir nuire au projet, il s’agissait de mettre en garde : « le but était uniquement d’attirer l’attention sur le mode de gouvernance », explique Jean-Michel Minovez, président de l’Université du Mirail. Les membres de son Conseil d’Administration ayant voté « contre » ont toutefois précisé à leur président que la prochaine consultation verrait apparaître un avis positif de leur part, si leurs inquiétudes étaient entendues. En porte-parole, Jean-Michel Minovez a donc exposé les préoccupations de ses collaborateurs tout en votant « oui » à la Convention attributive pour ne pas bloquer le projet.

 

Enthousiastes et unanimes

 

Inquiétudes partagées par Olivier Simonin, président de l’INP Toulouse qui lui, a finalement opté pour le dépôt d’une motion. « J’avais aussi appelé mon Conseil d’Administration a voté « non » dans le but de mettre en garde quant au mode de gouvernance mais aussi pour alerter sur le manque de concertation de ces derniers temps », confie-t-il. Ainsi, même si l’INP a émis un avis positif, Olivier Simonin reste vigilant. Quoi qu’il en soit, tous les présidents d’établissements concernés par cette unification restent enthousiastes et rassurés, à l’image de Didier Marquis, directeur de l’INSA : « Toulouse Ingénierie prendra la forme d’un collegium au sein de l’Université fédérale, ce qui permettra de former 1 000 ingénieurs de plus par an. » Un objectif que l’INSA n’aurait pu atteindre seule, l’Idex lui offrant l’opportunité de s’allier avec les universités. Sur ce point, tous se retrouvent et Bertrand Monthubert, président de l’Université Paul Sabatier, exprime l’opinion unanime : « la séparation des écoles et des universités fondra avec le projet puisque toutes feront partie d’une seule et unique entité. » Ainsi la future Université de Toulouse devrait voir le jour d’ici l’été prochain, encore faut-il que la loi de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui devrait être votée en septembre laisse le champ libre quant aux futurs statuts de l’Université.

Séverine Sarrat



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