FRTP Midi Pyrénées « Avec une décroissance stable, on sait que le pire est à venir »

Thierry Le Friant, directeur général de l’entreprise Malet, est le nouveau président de la FRTP Midi-Pyrénées

A l’occasion de  son assemblée générale, la Fédération Régionale des Travaux publics a notamment fait le point sur la conjoncture dans la région, en présence de son tout nouveau président, Thierry Le Friant qui vient de succéder à Bruno Cavagné.

C’est un peu échaudé par les chiffres qu’il avait à annoncer que Thierry le Friant a fait son arrivée à la tête de la FRTP : « En tant que directeur de l’entreprise Malet, je suis déjà bien occupé mais je crois à l’importance des organismes pour défendre l’intérêt de nos entreprises », lance-t-il avant d’ajouter qu’il donnera de son temps pour animer, fédérer et défendre la profession. Thierry le Friant ne cache pas la situation délicate dans laquelle les travaux publics s’engagent : « Le secteur a enregistré un net recul en 2012 -avec -7.6% dans la région- qui devrait se confirmer en 2013. C’est un constat particulièrement embêtant car en période pré-électorale, l’activité est normalement plutôt à la hausse. » Il déplore que cette profession qui dépend à 73% de la commande publique voie ses élus locaux remettre en cause de nombreux investissements. Ceci cumulé à la présence grandissante d’entreprises espagnoles sur les chantiers locaux laisse présager quelques années difficiles. « On s’achemine vers une baisse significative de nos carnets de commande en 2014. On sait donc que le pire est à venir, il s’agit aujourd’hui de proposer des solutions plus adaptées comme du low-cost qui aura une durée de vie plus courte mais permettra aux investisseurs de passer ce cap difficile.»

L’ORQUASI une première française

La FRTP rappelle l’urgence de ne pas investir plus mais mieux en ciblant les priorités. Thierry le Friant rappelle en outre que 40% des canalisations fuient : « cela se remarque moins que les nids de poule sur la route, pourtant il y a là un gâchis considérable ! » Par ailleurs les chiffres du réseau régional sont largement en deçà de la moyenne nationale, avec une baisse des 15% des investissements liés au réseau routier entre 2011 et 2012, une réduction de 4% des subventions d’investissement à l’échelle des départements, un taux d’électrification des lignes ferroviaires de 47% (contre 53% au national) et un faible taux de renouvellement des réseaux d’eau (0.38 contre 0.61 au national). Un état des lieux que s’attache à compléter l’ORQUASI (Observatoire régionale de la Qualité de services des infrastructures) qui entend devenir un véritable agrégateur régional de ressources et d’informations, pour de premiers résultats attendus d’ici fin 2013.

 

Aurélie Renne



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