Freescale

Tout commence au printemps 2009. Le 22 avril, la direction de l’entreprise de semi-conducteurs, ex-Motorala, annonce aux 1057 salariés la fermeture de leur usine basée à  Basso Cambo. Des discussions sont alors engagées au sein de la hiérarchie notamment sur les conditions de licenciement. A la rentrée 2009, les salariés entament un mouvement de grève, persuadés d’avoir été dupés par la direction sur les raisons économiques  de la fermeture de l’usine. « A l’époque, des intérimaires sont embauchés massivement dans l’entreprise et les productions s’amplifient, explique Eric Hirson, salarié CGT de Freescale. Pour nous, cette fermeture découlait d’un choix stratégique et non économique de l’entreprise ». Début 2010, alors que le plan de sauvegarde pour l’emploi (PSE) est validé, des procédures juridiques sont lancées par les syndicats. Tout dialogue avec la direction est alors rompu. L’hypothèse d’un repreneur européen est finalement écartée. Le 16 juillet dernier, à l’issue d’une grande réunion des institutions et des cadres concernés, le couperet tombe. Après plusieurs reports, l’usine fermera finalement ses portes le 10 août prochain. Grâce à l’échelonnement du reclassement des salariés sur 3 ans, certains ont déjà retrouvé du travail ou participé à des formations. Néanmoins, près de 500 seront licenciés à l’issue de la fermeture de l’usine. Un désastre humain que certains ont très mal vécu. Aujourd’hui, la CGT prépare le soutien aux employés licenciés, notamment par la création d’une association, et compte porter plainte contre Freescale pour licenciement abusif. L’histoire n’est pas terminée.



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