Forum économique de Toulouse: L’envie d’avoir envie

La rentrée économique a été marquée par l’organisation du deuxième Forum économique de Toulouse à Entiore. C’était l’occasion pour la Chambre de Commerce et de l’Industrie de réaffirmer son soutien aux entreprises régionales mais aussi de leur permettre de retrouver un dynamisme positif en ces temps de crise.

 

Véritable outil de prospective et d’anticipation au service du développement des entreprises et de l’excellence du territoire, le Forum économique de Toulouse a, cette année encore, rencontré un vif succès. Au fil de trois tables rondes, des économistes, des chefs d’entreprise et des experts ont évoqué la crise mais pas de la manière dont elle est souvent abordée. Ici, il s’agissait d’être optimiste, de « faire de la crise, une opportunité de développement », d’optimiser « l’offre-demande d’emploi pour répondre aux besoins des entreprises » et de « favoriser la diversité industrielle en développant les synergies entre les filières d’excellence ». Cette édition a également « permis de prendre du recul pour mieux coller aux besoins des entreprises », constate Alain Di Crescenzo, président de la CCIT. C’est ainsi que « l’économie positive » a été abordée. Partant du constat unanime que la situation économique actuelle reste difficile et ce, depuis 2007, qu’une nouvelle donne mondiale s’est mise en place, « il est nécessaire de garder une attitude offensive, un état d’esprit entrepreneurial basé sur l’envie, l’innovation, le respect et la responsabilité, la préservation des valeurs et de l’emploi, pour rendre sain et pérenne le développement économique de la région », explique-t-il.

 

L’économie coopétitive

 

Et pour accéder à une « économie positive », il faut rassurer les chefs d’entreprise et les mener à innover et investir dans le but ultime de les rendre les plus compétitifs possible. « L’économie est une affaire d’équipe entre les entreprises et leurs collaborateurs mais aussi entre les entreprises elles-mêmes ainsi qu’entre les structures publiques et privées », constate Alain Di Crescenzo. De même, la compétitivité reste la condition sine qua non au développement économique. Ainsi est née « l’économie coopétitive ». En ce domaine, ce qui devrait être n’est pas forcément ce qui est, et l’effort est notamment à fournir en matière de responsabilités des entreprises. « Les agissements des patrons du CAC 40 ne reflètent pas ceux des chefs d’entreprises locales », tient à rappeler le président de la CCIT. C’est en cela aussi que « l’économie positive » doit contribuer au « bonheur d’entreprendre ».

 

Croissance disparate selon les filières

 

Les entreprises ont déjà bien compris et entamé cette démarche d’ « économie positive » puisque la conjoncture régionale s’avère plus satisfaisante que le niveau national. Pourtant, Midi-Pyrénées se trouve actuellement dans une situation paradoxale. En effet, si la région dispose de la plus forte intensité de recherche de France, la valeur ajoutée de ses emplois reste plus faible. De même, si le chômage augmente plus rapidement dans la région qu’au niveau national, Midi-Pyrénées est la deuxième région de l’hexagone à créer le plus d’emplois. Ces constats traduisent en réalité une différence importante de croissance des filières, problème que soulève Henri-Michel Comet, préfet de Haute-Garonne : « Les autorités publiques soutiennent ardemment le secteur de l’aéronautique mais elles devraient faire attention aux filières de l’agroalimentaire, de la santé et des Technologies de l’Information et de la Communication. »

Centré donc sur l’économie réelle, sur les problématiques qui touchent les entrepreneurs au quotidien, le Forum économique de Toulouse a suscité des discussions toutes aussi concrètes pour « faire de l’avenir, la plus belle des entreprises !» conclut Alain Di Crescenzo.

 

Séverine Sarrat



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