Forum Economique de la CCI de Toulouse : Vive l’Entreprise !

E comme Entreprendre, comme Envie, comme Energie : l’entreprise et l’aventure de l’entreprenariat au centre de l’économie et à l’honneur lors du Forum Economique de la CCIT.

 

 

3e édition et 800 participants : le Forum Economique, organisé par la CCI de Toulouse le 26 septembre, réaffirmait, avec une salle comble et des débats alertes, le succès des années passées et sa volonté de fédérer tous les acteurs économiques pour penser à l’avenir de l’économie. Le thème 2013 se voulait en effet porteur : « la Génération E pour entreprendre, une énergie pour notre économie, un moteur pour la compétitivité. » Avec trois tables rondes aux titres prometteurs « Comment favoriser un nouvel état d’esprit entrepreneurial en France », « De l’acte d’entreprendre à la création de valeur : comment transformer l’essai ? » ou encore « Comment adopter une stratégie offensive pour la compétitivité des entreprises ? », le Forum avait pour objectif de valoriser le rôle de l’entrepreneur comme pilier de l’économie positive, un mot cher à Alain Di Crescenzo, président de la CCIT.

 

 

Financement, éducation, développement : penser différemment l’entreprise

 

Mais d’abord qui est donc l’entrepreneur ? Un flibustier, un inventeur, un passionné, un visionnaire, quelqu’un qui aime le risque, le contraire d’un assisté, ont répondu Bernard Maris, Ludovic Le Moan, Olivier Sadran ou Michel de Rovira. Ce dernier, fondateur avec un ami d’enfance de la marque de biscuits et yaourts Michel et Augustin, raconte qu’entreprendre, c’est avoir envie de créer quelque chose de différent tout en misant sur la qualité. Et l’argent dans tout cela ? Love money (quand les proches aident à financer), investisseurs en capital, banques : quand on a envie, l’intendance suit (paraît-il) ! Plus sérieusement, a été abordée la question du soutien à l’économie : faut-il aider une jeune entreprise innovante à se lancer ou soutenir une PME qui n’a pas réussi à s’adapter ? Le discours vaut pour les secteurs sur lesquels investir : inutile d’aller là où d’autres sont déjà ou meilleurs, vain de s’acharner sur des secteurs dépassés ! Cela sent, tout en invoquant Schumpeter et Darwin, la « smart specialisation » tout en appelant à innover : un positionnement sur lequel Toulouse et Midi-Pyrénées semblent avoir des atouts… Mais la France souffre de quelques maux bien ancrés : celui du saupoudrage bien sûr, celui d’une inadéquation entre risque et récompense, celui d’une vision castratrice de l’échec et plus récemment, celui de l’instabilité fiscale et règlementaire. Quant au consensus général, il portait sur la nécessité de promouvoir la culture de l’entreprise, de laisser les entrepreneurs travailler et parler d’économie mais aussi celui de réformer un système éducatif qui formate trop et d’inciter à la créativité. A suivre !

 

Alexandra Foissac



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