Fablabs, outils mutualisés : les fabriques des possibles

©Kevin Figuier/JT
©Kevin Figuier/JT

Bienvenue dans l’ère des “Makers”, ceux qui font. Un monde où l’on préfère le mot “fabriquer” à celui “d’acheter”, le concept du partage plutôt que celui de la propriété privée. Un endroit où codeurs, designers mais aussi artistes ou simples bricoleurs curieux peuvent mettre en commun savoir-faire et outils. Retrousser ses manches donc, mais aussi créer, innover et rêver la société de demain. Cette semaine, le Journal Toulousain pousse la porte de ces laboratoires.  

« Faites-le vous-même, faites-le avec les autres ! » C’est la philosophie de départ du mouvement “maker”, à l’origine du développement des fablabs, ces laboratoires de fabrication qui permettent à tout un chacun d’avoir accès à des outils de production pour réaliser leurs projets.

Tout part d’un professeur du MIT, Massachusetts Institute of Technology. À la fin des années 1990, lors d’un cours intituléHow to make (almost) everything” (comment fabriquer presque n’importe quoi),Neil Gershenfeld met à disposition des étudiants des machines industrielles à la pointe de la technologie pour qu’ils puissent créer leurs propres objets. Ensuite, le mouvement a pris de l’ampleur, quitté les salles de cours et donné naissance au réseau d’ateliers collectifs de fabrication numérique tel qu’on le connait aujourd’hui.

Avec une centaine de fablabs installée en France, dont le premier, Artilect, a été créé à Toulouse, le phénomène se propage rapidement dans l’hexagone et en 7 ans, pas moins de 14 fablabs se sont implantés en Midi-Pyrénées. Quatre d’entre eux le sont sur la seule Ville rose. Et si le concept de “faire soi-même” les unit, ils divergent en revanche par leur modèle économique. Montés par des associations, des entreprises, des universités… tous n’ont pas le même fonctionnement. Certains sont organisés à l’image d’une communauté où les membres eux-mêmes achètent le matériel, d’autres font appel au financement participatif, ou encore se constituent en véritable entreprise.

La mutualisation d’outils est ainsi devenue plus qu’une tendance, quel que soit le domaine de compétence (numérique, technique, culture, loisirs…) c’est une nouvelle façon de penser la production. Si le concept de “faire soi-même” séduit les bricoleurs du dimanche, les entrepreneurs et start-uppers y ont également compris leur intérêt. Ils peuvent élaborer un prototype plus facilement, tester des produits ou des machines avant de les acheter, ou encore se former sur certains outils. Une nouvelle manière d’appréhender la conception, l’industrie et la production qui ouvre une porte béante à l’innovation et peut-être à une révolution des usages…

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