Exæquo: Le premier club économique paritaire à Toulouse

Sophie Iborra, présidente d’Exæquo et Christophe Marcilli, vice-président

Alors que le ministère du Travail vient de publier une circulaire explicitant les nouvelles dispositions légales et règlementaires sur les accords et les plans d’action sur l’égalité homme-femme, à Toulouse, Sophie Iborra lance une initiative originale pour soutenir la parité en entreprises. Elle vient de créer Exaequo, le premier club économique toulousain paritaire.

 

Loin de la politique et des revendications ultra-féministes, le tout nouveau club économique Exaequo souhaite apporter dans le paysage économique local, une vision et une manière différente d’aborder les thématiques entrepreneuriales. Sophie Iborra, fondatrice et présidente d’Exaequo, recherchait une façon de concilier l’activité professionnelle des chefs d’entreprises et l’évolution des mentalités en matière d’égalité homme/femme, de réfléchir à cette problématique tout en créant des réseaux d’affaires, sans créer d’opposition mais plutôt en générant le consensus. « La mission première d’Exaequo reste bien sûr les échanges commerciaux et la création de réseaux mais notre but est aussi de devenir un vecteur de communication pour les entreprises qui œuvrent pour la parité en leur sein et souhaitent le faire savoir », explique Sophie Iborra. Et si la priorité est donnée au business, l’ouverture d’esprit reste le leitmotiv du club. Ainsi, il semblait important de ne pas le cloisonner et de pouvoir y accueillir aussi bien des sportifs que des scientifiques ou tout autre corps de métier afin d’amener constamment un regard neuf sur les activités commerciales des membres et la parité… Les expériences des uns pourront bénéficier aux autres. Déjà, l’initiative trouve un écho dans l’agglomération toulousaine puisque, après un peu plus d’un mois d’existence, Exaequo compte une cinquantaine d’adhérents.

 

L’évolution est en marche

 

Pour Sophie Iborra, la parité n’est pas qu’un élément qualifiant Exæquo, elle en fait la particularité et l’essence même du club économique. Ainsi, il n’est possible d’adhérer qu’en binôme afin de « garantir la parité parfaite. Les candidats à l’intégration du club doivent se présenter à deux, un homme et une femme, de deux entreprises différentes », précise la présidente d’Exæquo. Plutôt bien accueillis dans la sphère économique, le club et son concept peuvent désormais débuter leurs activités. Dès la fin mars, l’équipe de Sophie Iborra organisera un premier after-work ainsi que des ateliers thématiques, et pour clôturer l’année, elle remettra les « Trophées de la parité et l’égalité dans l’entreprise ». Ce dernier vise avant tout à mettre en évidence les avancées concrètes dont le monde entrepreneurial est capable : selon la créatrice du club, « l’évolution des mentalités est en marche et d’ici quelques années, la parité sera le cheval de bataille des dirigeants de notre pays. Les chefs d’entreprises locales ont bien compris que les femmes sont une valeur ajoutée pour leur société. Il ne s’agit que de bon sens. » Exaequo incarne donc cette prise de conscience générale quant à l’importance de la parité. En Midi-Pyrénées pourtant, le salaire médian (secteur privé) s’établissait en 2003 à 15.190€ pour les hommes et 12.100€ pour les femmes, soit 20% d’écart… Il reste donc du chemin à faire et le club Exaequo compte bien y contribuer.

 

Séverine Sarrat



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