Erasmus pour jeunes entrepreneurs: Faciliter l’échange d’expériences

A l’image du programme européen pour les étudiants, Erasmus pour jeunes entrepreneurs permet aux porteurs de projets ou nouveaux chefs d’entreprise, de parfaire leur expérience à l’international. La CCI Midi-Pyrénées et l’Eurorégion l’ont lancé officiellement lundi dernier.

 

Quoi de plus formateur pour un porteur de projet que d’observer et de s’imprégner de l’expérience d’un chef d’entreprise confirmé. C’est ce que propose le programme Erasmus pour jeunes entrepreneurs qui va même plus loin, puisque calqué sur le dispositif dédié aux étudiants, il permet de se rendre dans une entreprise de l’un des 27 pays de l’Union européenne ou à une société française d’accueillir un entrepreneur étranger. «Ce dispositif est un investissement pour l’avenir», affirme Christian Jouve, directeur de la CRCI. En effet, ce programme financé par la Commission européenne et piloté, en Midi-Pyrénées, par la CRCI et l’Eurorégion Pyrénées-Méditerranée, a pour objectif de donner accès aux jeunes entrepreneurs à des savoir-faire de manière internationale car, aujourd’hui, il s’avère indispensable de se tourner vers les marchés extérieurs. Erasmus est en réalité la solution que peut apporter l’Eurorégion au manque de compétitivité des PME françaises qui n’exportent finalement que 8% de leur production. Ainsi, 28 porteurs de projets de la région auront la possibilité de partir «se faire coacher» à l’étranger, pendant que 28 PME ouvriront leurs portes à de jeunes entrepreneurs étrangers durant une période pouvant aller jusqu’à six mois. Ce procédé gagnant/gagnant permet, dans un premier temps, aux premiers d’acquérir une expérience particulière et aux seconds de bénéficier d’une collaboration et de l’apport d’idées gracieusement.

 

Un dispositif constructif

 

Pour faciliter l’accès au savoir-faire européen, le consortium de Midi-Pyrénées alloue une bourse à tous jeunes entrepreneurs participant au programme Erasmus, comme Mauricio Ortiz, jeune porteur de projet qui a mis au point un dispositif breveté qui permet la rééducation du poignet sur des enfants souffrant d’une incapacité motrice d’origine cérébrale. «Mon but premier est de nouer des contacts et de, peut-être, trouver de futurs fournisseurs ou clients», explique-t-il. Il partira, via Erasmus, en Allemagne pour ouvrir à son produit un marché étranger en intégrant, l’espace de quatre mois, un laboratoire. Et s’il n’y a pas d’obligation de résultats, les bénéficiaires du programme devront toutefois fournir un rapport final, de même que l’entreprise hôte, afin de justifier de l’intérêt de l’échange. Pour assurer ce dernier, «l’entreprise qui reçoit doit s’engager à partager ses connaissances, quand le porteur de projet doit signer une clause de confidentialité, protégeant ainsi le bénévole qui l’accueille», précise Philippe Mestre, directeur de l’Eurorégion Pyrénées-Méditerranée. Aussi, «le jeune entrepreneur, pour être sélectionné devra défendre un projet de création de société à l’aide d’un business plan», conclut Emmanuelle Debrest de la CRCI, car Erasmus doit avant tout rester un programme constructif encourageant le commerce transfrontalier.

 

Séverine Sarrat

 

Plus de renseignements sur www.erasmus-entrepreneurs.eu



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.