Economie sociale et solidaire Blagnac s’engage

Dans le cadre du Mois de l’économie sociale et solidaire, la ville de Blagnac organisait une rencontre afin de mettre en évidence les différentes actions menées par la municipalité et de glaner les sentiments des entreprises jouant le jeu de l’insertion sociale. Etats des lieux d’une économie en devenir.

 

«L’économie sociale et solidaire doit s’enraciner dans la ville de Blagnac !» C’est l’objectif affiché par Bernard Keller, maire de Blagnac. Pour atteindre ce but, la municipalité mais plus généralement Toulouse Métropole, inclut dans ses marchés publics, des clauses d’insertion indispensables à la candidature lors d’un appel d’offres. Grâce à ces procédures, Blagnac «dégagera, fin 2012, 20 000 heures d’insertion sur les grands chantiers en cours tels que celui d’Aeroscopia, soit l’équivalent de douze emplois à temps plein», illustre Bernard Keller. «Depuis cinq ans, l’insertion sociale devient une condition, un critère quant au choix d’une entreprise plutôt qu’une autre pour l’attribution d’un marché public», précise Antoine Maurice, président du groupe des élus Europe Ecologie – Les Verts à la Communauté Urbaine.

Engagé depuis 2011 dans l’économie sociale et solidaire par l’utilisation de la clause d’insertion dans les appels d’offres, la ville de Blagnac, reconnaît aujourd’hui une démarche efficace grâce à un dispositif structurant et structuré. «Nous avons mis en place un poste de référant qui accompagne les entreprises d’insertion et qui suit l’exécution des clauses», explique Françoise Foli, adjointe au maire, déléguée à la commande publique. Sa mission consiste à faciliter l’accès des entreprises aux profils des candidats à l’insertion sociale par le biais d’un partenariat avec Pôle Emploi.

 

Un procédé gagnant/gagnant

 

Récemment, la ville de Blagnac a signé une convention avec la cellule Clause d’insertion de Toulouse Métropole afin de mutualiser les moyens et les outils permettant de développer les emplois d’insertion. «Les marchés publics, par l’introduction des clauses d’insertion dans les appels d’offres, doit permettre aux chômeurs de longue durée de se réinsérer dans la vie en entreprise», explique Etienne Morin, élu à la commande publique Toulouse Métropole. Et cette procédure peut permettre à ces dernières de parfaire leur recrutement, acceptant les emplois des clauses d’insertion en  guise de périodes d’essais pour ensuite garder, ou pas, le travailleur. De même, certains marchés publics ne seront accessibles que si l’entreprise candidate accepte la clause d’insertion. Ainsi, si ce type d’emplois affiche certains avantages, il peut aussi revêtir des contraintes. Pour les entrepreneurs, cette dernière peut s’avérer infranchissable : «si l’entreprise, déjà en difficulté, a du mal à garder ses employés, n’est-ce pas l’enfoncer que de lui refuser un marché parce qu’elle ne peut pas prendre un salarié supplémentaire, même en contrat d’insertion ?» A cela, les collectivités locales se veulent rassurantes : «ces procédures resteront relativement souples car nous voulons éviter que les taux des clauses soient trop élevés afin de ne pas pénaliser les entreprises prêtes à jouer le jeu», affirme Etienne Morin.

 

Séverine Sarrat



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