DigitalPlace: Pour un Cloud sans nuage

Pour Jean-Pierre Bayol, le Cloud est le modèle de stockage de données de demain

Si le Cloud computing a tendance à devenir un outil indispensable aux entreprises, beaucoup restent encore frileuses quant à son utilisation. Sécurité, confidentialité, réversibilité… autant de craintes que le nouveau Label Cloud, créé par DigitalPlace, lève en garantissant la maturité des fournisseurs auxquels il sera attribué.

 

Garantir les normes et standards du Cloud et le sérieux des fournisseurs est enfin possible grâce au Label Cloud élaboré par six entreprises de DigitalPlace. Dans l’objectif affiché de favoriser et d’accélérer la diffusion des usages du Cloud (utilisation de serveurs distants pour traiter ou stocker des données informatiques) dans les entreprises, le cluster toulousain s’est donc fixé pour mission de donner toujours plus de crédibilité, de légitimité au système et aux hébergeurs. « Le Cloud est clairement le mode de stockage de demain, il s’agit d’un service externalisé à part entière. Il devenait donc indispensable de l’encadrer », explique Jean-Pierre Bayol, de DigitalPlace. Pour lui, le Cloud est un élément de développement pour les entreprises, pourtant ces dernières restent encore trop réticentes au système. « Le Label Cloud permettra justement de lever les freins évoqués par les entrepreneurs », certifie-t-il. La principale crainte reste la sécurité et la confidentialité des données stockées, ce que doit garantir désormais le Label Cloud. De même, la performance et le niveau de qualité du service sont sources d’inquiétude : « les chefs d’entreprises se demandent souvent s’ils pourront avoir accès à leurs données n’importe quand mais également si le temps de réponse ne sera pas trop long », confie le directeur de DigitalPlace. Ils s’interrogent aussi sur la réversibilité du service : « pourrai-je récupérer mes données si je décide de changer de fournisseur ? »

 

Développer le business

 

Autant de questionnements auxquels le Label Cloud dit apporter une réponse. Attribuée selon 202 critères, l’appellation fait des principales craintes des entreprises, ses principaux items de contrôle. « Cela manquait. Il devenait nécessaire de définir des règles et des standards de référence mais aussi d’apporter la garantie d’un service global qui jusque-là n’existait pas », précise Jean-Pierre Bayol. En effet, le Label Cloud évalue tant les fournisseurs de logiciels (SaaS), d’infrastructures (Iaas), que de l’outillage complémentaire aux logiciels (PaaF). L’intérêt du Label Cloud est alors double : il permet de lever les freins à l’adoption du Cloud et, dans un même temps, aux entreprises exploitantes d’industrialiser leur service. « Un fournisseur qui aura lancé une démarche d’industrialisation se différenciera sur le marché car il paraîtra plus efficace que ses concurrents aux yeux d’un consommateur », démontre le directeur de DigitalPlace. Le Label Cloud, engagé au niveau national via le réseau de clusters numériques France IT, attestera donc du haut niveau de professionnalisme et de qualité de service des fournisseurs.

 

Séverine Sarrat

 



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