Di Crescenzo pour une métropole dynamique et innovante

Le président de la chambre de commerce et d’industrie de Toulouse était l’invité lundi dernier du «Club Forums» initié par Marie Déqué. Un rendez-vous qui a sonné comme un appel.

Qui mieux qu’Alain Di Crescenzo peut aujourd’hui aborder la thématique des relations entre tissu économique et territoires ? Lui le PDG de IGE-XAO (éditeur de logiciels), entreprise tournée vers l’international, lui l’élu consulaire en prise directe avec les politiques qui font notre territoire, a donc proposé une conférence riche sur de nombreux plans. Son exposé, même si volontairement pragmatique («La France n’est pas un beau pays pour entreprendre en ce moment. Il faut accepter la crise et s’adapter»), s’est avant tout évertué à rester optimiste : «Je tiens avant tout à saluer la richesse de notre pays. Fils d’ouvrier, c’est grâce à l’école gratuite pour tous, à l’accès libre aux écoles d’ingénieurs et aux facultés, que j’ai pu réaliser un tel parcours professionnel. Ma réussite, je la dois au tout et pas seulement à moi.» En préambule également, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie a tenu à présenter le monde tel qu’il est : «Il ne cesse de bouger et devient déroutant. Le monde des affaires s’est orientalisé. On nous a appris il y a quelques années à négocier avec une logique anglo-saxonne, mais aujourd’hui il faut traiter avec les Chinois.» Dans ce monde en pleine évolution, l’objectif fixé par Alain Di Crescenzo est avant tout celui de la compétitivité de nos entreprises : «Etre compétitif, c’est être le moins cher, le plus rapide et le meilleur. Mais la compétitivité se gagne également par l’envie et le moral.» Se refusant à tout fatalisme, et encore moins sur un territoire toulousain fort d’une démographie encourageante, l’élu consulaire appelle nos entreprises à ne pas avoir peur de l’international.

Mieux, c’est pour lui une nécessité dans le contexte actuel : «La France n’est pas dans les vingt pays les plus compétitifs dans le monde. Cela ne peut plus durer.» Pour que l’agglomération toulousaine puisse gagner les paris de demain, la question des transports est également posée : «La LGV est une obligation. Marseille se dépeuplait il y a quelques années, aujourd’hui c’est le contraire. Regardez le dynamisme actuel de villes comme Avignon, Nantes ou Rennes… Et ce, grâce à l’arrivée du TGV ! Cette question est donc fondamentale. Que voulez-vous que je dise à une entreprise ? De s’installer à Rodez !» Alain Di Crescenzo a tenu en conclusion à soutenir fortement l’idée de la Métropole : «Cette idée attire !» Ce rendez-vous a donc été la marque d’un leader qui souhaite fédérer le plus grand nombre : «Pour avancer, il faut une parité entre ceux qui vivent l’économie et ceux qui la soutiennent.» Le message est lancé.

Thomas Simonian



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