David Frambourg, les nouvelles ambitions de Réseau Entreprendre

D. Frambourg

Avec 110 adhérents et un pool d’une trentaine de partenaires, Réseau Entreprendre accompagne les porteurs de projet au quotidien. David Frambourg, fondateur de la société Magnetic Communication, qui vient de prendre les rênes de Réseau Entreprendre Midi-Pyrénées, revient sur ses ambitions pour l’association.

 

Vous prenez la succession de Pierre Bonald à la présidence de Réseau Entreprendre, dans quel état d’esprit abordez-vous vos nouvelles responsabilités ?

Personnellement, je m’inscris dans la continuité. Je souhaite promouvoir les valeurs de Réseau Entreprendre, à savoir la réciprocité entre le porteur de projet et l’accompagnateur, et l’inscription dans un développement économique local et régional fort. Notre mission reste l’accompagnement des entrepreneurs qui vont créer de l’emploi par leur implantation. C’est là que je me pose dans la continuité ! Je vais essayer également de nous faire un peu plus connaître de l’ensemble des partenaires économiques locaux et des institutions régionales. Cette exposition est importante car nous avons besoin de plus de partenaires et parce que les porteurs de projet ont besoin de savoir que nous sommes présents.

 

En cette période de crise n’est-ce pas délicat de reprendre le flambeau d’une association qui accompagne de futurs entrepreneurs ?

C’est un challenge intéressant à relever. Et c’est bien ce qui m’a motivé. Nous devons valoriser notre cercle de partenaires, encore mieux accompagner les lauréats et promouvoir auprès des institutions l’intérêt de notre démarche. L’association prend ainsi tout son sens en période de crise. Si le challenge est beau, cela reste compliqué en ces moments troublés ! Cependant, je n’ai pas d’appréhension particulière car nous nous sommes toujours battus pour les porteurs de projet. Ce n’est pas un chemin de croix, au contraire il s’agit d’un plaisir. Nous ne sommes pas un réseau business, mais un réseau d’aide et de soutien à l’organisation quotidienne d’une entreprise et nous devons être là dans les moments difficiles.

 

Vous avez pris vos fonctions à la mi-mai, avez-vous eu le temps de prendre connaissance des dossiers en cours ?

Cela fait huit ans que je suis actif au sein de Réseau Entreprendre, et avant d’en prendre la présidence, j’en ai été l’administrateur pendant six ans. J’ai également été accompagnateur pendant quatre ans et j’ai contribué à ouvrir l’antenne du Gers, j’avais donc déjà des contacts avec nos partenaires. Je connaissais les dossiers avant même d’avoir à les traiter. Mon objectif premier reste de faire savoir et faire valoir les valeurs de Réseau Entreprendre en cristallisant un pool de partenaires et d’adhérents. Mais le but ultime, est de trouver de beaux projets à accompagner.

 

«Transmettre ce que j’ai pu apprendre»

 

Que pensez-vous apporter à Réseau Entreprendre par votre expérience personnelle ?

J’ai moi aussi été un porteur de projet il y a quinze ans et j’aurais aimé trouver une telle association, cela m’aurait fait gagner du temps et m’aurait évité de passer par le chemin chaotique des cinq premières années pendant lesquelles j’ai été confronté à des difficultés classiques. Je souhaite donc permettre aux entrepreneurs de nouer des contacts plus rapidement, leur éviter certaines embûches, les amener à croire en eux car la confiance est indispensable dans ce milieu. La valorisation de l’individu reste primordiale. Je souhaite transmettre tout ce que j’ai pu apprendre dans ma carrière.

 

Quelles démarches, un porteur de projet doit-il effectuer pour intégrer votre réseau ?

Les porteurs de projet viennent à nous souvent sur les conseils d’une banque ou d’une institution, mais nous devons bien sûr les sélectionner : nous instruisons d’abord le dossier et, s’il nous semble administrativement recevable, nous demandons à l’entrepreneur de réaliser «le parcours du créateur» durant lequel il doit rencontrer différents chefs d’entreprises adhérents qui apposeront leurs commentaires dans son dossier. Si les critiques sont positives, nous lui proposons un comité de pilotage dans lequel nous valorisons la présentation du porteur de projet. Celui-ci passe ensuite devant un comité d’engagement (8 à 10 adhérents) où il doit défendre sa création d’entreprise. Pour intégrer notre programme de soutien le lauréat doit obtenir l’adhésion de tous les membres. A terme, il peut décrocher un prêt d’honneur pouvant atteindre 45 000 €, remboursable sur cinq ans. Sur l’année 2011, huit lauréats ont eu accès à cette bourse mais nous tenons une moyenne annuelle de douze lauréats.

 

Propos recueillis par Séverine Sarrat

 

 



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