CCIT; Des mesures pour éviter le pire

La Chambre de Commerce et d’Industrie de Toulouse a présenté
son plan d’action afin de lutter contre la crise dans la Ville rose
et sa périphérie.

 
«Paradoxalement, 2008 fut une bonne année, si on excepte les mois de novembre et décembre. On commence à entrevoir une dégradation mais les fondamentaux semblent sains. En Midi-Pyrénées, nous sommes à l’abri de la crise de l’automobile, et l’aéronautique et l’espace se portent très bien.» Lors de ses vœux pour 2009 la semaine dernière, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Toulouse Claude Terrazzoni s’est voulu rassurant mais les chiffres ne trompent pas. Si 25 entreprises par jour en moyenne ont été créées en 2008 dans la Ville rose, le constat est quant à lui plutôt morose : le nombre d’inscriptions à la Chambre de Commerce chute et les fermetures d’établissements se multiplient. Ce phénomène est confirmé par une hausse du nombre de cessations et de procédures judiciaires.
De tous les grands pans de l’économie, seul le commerce semble sortir la tête de l’eau mais Marc Vieuxloup, vice-président de la CCIT, se montre extrêmement prudent : «La loi de modernisation de l’économie s’apparente à une libéralisation de la négociation. Les soldes permanentes ne vont pas favoriser les petits commerces de proximité mais bel et bien les grandes enseignes et les grandes surfaces. On demande également une plus grande responsabilisation des professionnels mais qui va vérifier que chacun se conforme à la loi ? Si on continue à baisser le nombre de fonctionnaires, je ne vois pas comment on pourrait augmenter les contrôles !»

L’export comme planche de salut

Afin d’accompagner les entreprises et faire que «les gens profitent de la crise pour en sortir plus forts», selon Claude Terrazzoni, la CCIT a mis en place un certain nombre d’outils, et notamment un numéro d’appel dédié (05.61.33.66.45) et un point d’accueil pour les chefs d’entreprises. Un Comité d’Aide et de Prévention des Entreprises en Difficultés (COPREDI), créé il y a plusieurs années, est aujourd’hui pleinement mobilisé pour orienter en toute confidentialité les personnes victimes de la crise. Enfin, outre les moyens proposés par l’Etat, la CCIT vient de lancer un «baromètre spécial crise», publié mensuellement et compilant des données de divers organismes.
Mais pour sauver l’économie locale, Claude Terrazzoni et son équipe misent sur l’export. «Dans le monde global, la conquête du territoire international est une priorité et une nécessité», explique Alain di Crescenzo, élu à la CCIT. En 2009, l’objectif sera de soutenir, orienter et former les PME afin de les pousser vers de nouveaux débouchés. La priorité sera donnée aux primo-exportateurs et la Chambre de Commerce organisera des missions de détection et des forums à destination des entreprises. «C’est aujourd’hui qu’il faut planter les bases et se mettre en ordre de bataille pour l’international», conclut Alain di Crescenzo.

Sophie Orus


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