CCI de Toulouse : une année 2016 à enjeux

Alain Di Crescenzo présente ses vœux - image d'archives
Alain Di Crescenzo présente ses vœux – image d’archives

Comme le veut la tradition, Alain Di Crescenzo, président de la CCI Toulouse, a présenté ses vœux, l’occasion de revenir sur une année 2015 difficile et des perspectives encourageantes.

Après avoir effectué la visite de trois entreprises, FFLY4U, Sigfox et L’Alimentation, Alain Di Crescenzo s’est empressé de rappeler la volonté de proximité de la CCIT et le dynamisme du tissu économique local. Néanmoins, il rappelle que « 2015 a été une année compliquée tant pour les entreprises que pour la CCI qui a dû faire face à une réduction des 44% des dotations de l’État en cinq ans. » Le président de la CCIT parvient toutefois à relativiser la situation en notant un contexte économique national plutôt stable : « Avec 1.1% de croissance, la France se positionne dans la moyenne européenne. C’est l’année du frémissement ! » En Haute-Garonne, Alain Di Crescenzo fait le constat d’un secteur du BTP à la peine, mais qui reste compensé par l’industrie (+3% de croissance) et les services (+2.5%). En termes d’emploi, le département a enregistré une hausse de 0.4% au 2e trimestre 2015 concernant les emplois salariés marchands. De même, 1 116 entreprises ont été créées, soit plus de 2% d’établissements supplémentaires. « La Haute-Garonne a donc aussi senti un frémissement. Ici, nous ne broyons pas du noir ! » clame le président de la CCIT, un zeste de fierté dans la voix.

Et 2016 devrait suivre la même dynamique, selon lui : « Au niveau national, les prévisions évoquent 0.4% de croissance par trimestre cette année. Logiquement, nous devrions donc atteindre les 1%. Le chômage devrait également amorcer une baisse conséquente. » Plus localement, ce sont les filières liées à l’environnement et aux industries qui devraient tirer les bilans vers le haut. Pour la CCIT, les enjeux à relever seront triples : « d’abord en termes de représentativité, car il s’agit d’une année à scrutin où les entreprises devront voter pour élire le bureau de leur CCI. » Et quand il lui est demandé ses intentions à ce propos, Alain Di Crescenzo n’hésite pas : « Je suis prêt pour un nouveau mandat à la CCI de Toulouse, comme je le suis pour un mandat au niveau régional ! » Puisqu’il faudra également mener ce défi de la réorganisation suite à la fusion des régions. Pour finir, le président de la CCIT souhaite faire de Toulouse Business School, une de ses priorités en faisant passer l’établissement à un statut de Société d’enseignement supérieur, condition pour lever des capitaux et développer l’école. De même, il s’attachera cette année à maintenir l’accompagnement des entreprises : « Suite à une enquête, nous avons identifié leurs besoins : l’augmentation de leur chiffre d’affaires et l’amélioration de la rentabilité. Nous sommes dans une stratégie de développement des entreprises. »

2016 sera une donc une année dense, à enjeux pour la CCI de Toulouse, mais aussi pour toutes les autres, notamment la Chambre de commerce et d’industrie régionale, dans le but avoué « de faire de la région un chef de file de la croissance française. »



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