CAFPI / Courtier en crédit immobilier, de l’idée au projet

Leader du marché des courtiers en prêts immobiliers, Cafpi organisait, à l’occasion de l’inauguration de sa nouvelle agence Toulouse Rive Gauche, une rencontre de tous les acteurs du secteur, depuis les créateurs d’emplois aux administrateurs de crédits, afin de faire un point sur l’économie de la région Midi-Pyrénées, les prix et les tendances des marchés ainsi que les nouvelles règlementations qui régissent et encadrent la profession de courtier.

 

Le constat est unanime : Midi-Pyrénées fait partie des régions les plus attractives mais aussi des moins endettée de l’Hexagone. Affichant une dynamique en termes d’investissement, elle draine toujours plus de nouveaux arrivants, attirés notamment par un bassin d’emplois développé et une accession à la propriété moins contraignante qu’ailleurs. Trônant à la cinquième place du classement des villes françaises en ce qui concerne le PIB par habitant, Toulouse et son agglomération conservent une forte croissance. En cause, particulièrement, le secteur de l’aéronautique, du spatial, du ferroviaire… «C’est le dernier salon du Bourget qui a fait la différence», explique Frédérique Jezegabel, déléguée générale de l’UIMM Midi-Pyrénées, «grâce à cet événement, Airbus et toute sa supply chain ont enregistré des commandes records et ont pu se développer. Le Grenelle pour l’emploi prévoit ainsi quelque 9 000 embauches dans le secteur de la métallurgie sur deux ans.» Ces futurs salariés, venant de toute la région mais aussi d’autres horizons, devront, en s’installant à Toulouse, trouver logiquement un logement. Ce qui n’est pas pour déplaire à la Fédération Française du Bâtiment. «En 2011, 28 000 logements ont été mis en chantier dans la région, soit une augmentation de 44%», constate Jean-Armand Fabre, secrétaire général de la FFB Midi-Pyrénées, «même si depuis la fin de l’été dernier, les choses commencent à se tasser, nous espérons un regain pour 2013 et même 35 000 embauches supplémentaires pour faire face à la reprise du marché !» Un redémarrage qui tiendrait essentiellement à la nouvelle politique de François Hollande en matière de logement. «Car si la loi Scellier a fourni du travail aux promoteurs immobiliers, le coup de frein pourrait entraîner de graves problèmes», prédit Patrick St-Agne, dirigeant de Saint Agne Promotion.

 

Dur, dur pour les primo-accédants

 

Même constat du côté des agents immobiliers qui s’aperçoivent que l’essentiel (80%) des accessions à la propriété a lieu sur des logements anciens, sur lequel «le tarif reste raisonnable en Midi-Pyrénées. Il faut compter 2 696 euros le m² pour une maison et 2 708 euros le m² pour un appartement», rappelle Emmanuelle Lassalle-Michel, présidente de la Fédération Nationale de l’Immobilier 31. Le marché de l’ancien a donc été relativement épargné jusqu’à présent, la Haute-Garonne n’enregistrant qu’une diminution des ventes de 1.7%. Cependant, un changement notoire a été observé par les professionnels, à savoir la baisse des budgets des futurs propriétaires. «Les primo-accédants cherchent des logements à hauteur de 200 000 euros sur Toulouse et 250 000 euros à l’extérieur de la ville», note-t-elle. Pourtant, le marché d’aujourd’hui s’avère plus avantageux pour les acheteurs que pour les vendeurs. Cette observation est confirmée par les notaires, en première ligne quand il s’agit d’achat immobilier. Car si les aides à l’achat de logements anciens ont été supprimées, d’autres mesures ont été prises pour ne pas freiner le marché : «La division par deux des frais de droit à l’enregistrement permet de compenser la fin des avantages des prêts aidés», affirme Frédéric Giral, délégué de l’Institut Notarial du Droit Immobilier. Ceci devrait, en partie, contribuer à maîtriser les perspectives alarmistes pour la région, ce qui positionnerait Midi-Pyrénées comme une exception où le tissu économique reste solide, et par ricochet, le marché immobilier : «Marché qui reste une valeur refuge», conclut-il.

 

 Les banques font leur marge

 

Valeur refuge, certes, mais l’obtention de crédits pouvant y mener restent de plus en plus difficile à décrocher. Pour Christophe Maurel de la Banque de France, «ce phénomène s’explique simplement : les banques doivent vendre leur produit et placer l’argent mais pour cela, elles ont besoin d’un interlocuteur solvable qui pourra apporter des garanties.» En parallèle, pour pallier aux contraintes des Accords de Bâle III, les banques augmentent leurs marges intermédiation et expliquent unanimement qu’il s’agit désormais d’un phénomène ancré dans leur fonctionnement. «Nous faisons toutefois en sorte que nos marges augmentent sans pour autant faire enfler les taux pour le client», complète Serge Winograd de la Caisse d’Epargne. Dans la même optique, les banques demandent maintenant que les clients souhaitant contracter un prêt soient domiciliés dans l’établissement qui le leur accordera. Dans tous les cas ce sont bien les primo-accédants qui souffrent le plus puisqu’ils se retrouvent privés d’aides comme le prêt à taux zéro sur l’achat de logements anciens et que leurs conditions d’emprunt se durcissent toujours plus.

 

Courtier, un métier en devenir

 

Difficile de s’y retrouver pour des primo-accédants qui ont du mal à négocier des solutions avantageuses. Pour les y aider, les courtiers en crédit immobilier de Cafpi leur apportent leurs connaissances et leurs conseils depuis 40 ans. Réputés dans le métier, les salariés de Cafpi prônent «la qualité et la confiance», comme le souligne Maurice Assouline, PDG de Cafpi, mais il n’en est pas de même partout. Pour limiter les abus, l’Etat a publié un décret visant à règlementer cette profession qui, jusqu’à présent n’était que peu suivie, ouvrant la porte à des débordements. Cette nouvelle mesure qui doit entrer en vigueur au 1er janvier 2013, permettra à la fois de protéger le consommateur mais aussi de crédibiliser les courtiers. Portant, plus précisément sur les Intermédiaires en Opérations de Banque (IOB), catégorie dans laquelle entrent les courtiers, elle imposera une transparence, dont se vantent déjà les dirigeants de Cafpi. Plus crédibles et mieux encadrés, les IOB devraient être plus sollicités par des primo-accédants, pas toujours avisés des méandres d’une accession à la propriété. Ainsi, faire appel à un professionnel qui négociera le taux, les mensualités, choisira la banque… pour l’acheteur et qui, de par les règlementations en cours, assurera un risque moindre, deviendra plus accessible. A ce titre, la profession devrait se développer et Cafpi, prévoyant, embauche un collaborateur par jour pour pouvoir répondre aux futures demandes. De même, l’enseigne vient d’inaugurer sa nouvelle agence de Toulouse Rive Gauche, aux abords de l’immeuble «Le Belvédère», portant à trois le nombre d’établissements Cafpi ouverts sur Toulouse.

 

Séverine Sarrat



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