Budgets municipaux

La crise financière qui se développe inéluctablement génère de nombreux problèmes, mais aussi redonne aux choses leurs vraies valeurs. A Toulouse pendant très longtemps, la municipalité dirigée par Dominique Baudis, avait comme objectif la dette zéro. De nombreux Toulousains étaient très satisfaits de cette gestion de «père de famille». D’autres ne cessaient de critiquer cette posture économe, avec comme arguments, investir pour progresser, créer de nouveaux espaces inutiles et chers etc.
Même pendant la dernière campagne électorale nous avons entendu de tout, sur cette position de non endettement de la commune. Même des candidats soi disant de droite, tout en affirmant que la commune avait une gestion exemplaire, étaient attirés par le chant des sirènes de la dépense. Les socialistes bien sûr avaient fait aussi leur thème de campagne sur le refus de la dette zéro, la reprise des investissements, à croire que l’argent public leur brûlait les doigts. A croire aussi qu’ils pouvaient être élus et impunément augmenter les impôts locaux. Aujourd’hui la crise financière remet les compteurs à jour. Elle apporte la preuve que les rares maires intelligents qui avaient la préoccupation de diriger une mairie sans dette, avaient raison. La municipalité socialiste de Laval en paye aujourd’hui les pots cassés (et ce n’est qu’un exemple). Cette municipalité s’est endettée plus que de raisons, et de plus avec l’appui des banquiers, sur des emprunts à taux variables. C’était la grande mode jusqu’en juin 2008.

 

Augmentation des impôts locaux

Cette commune donc voit cette année les intérêts de leur emprunt passer de 4 à 5 millions d’euros uniquement du fait du manque de prévoyance de ceux qui ont décidé ces emprunts. Le résultat de ce gros problème est bien sûr l’augmentation des impôts locaux des habitants non pas pour payer des investissements mais des intérêts toujours en augmentation. Nous voyons donc là des effets immédiats de la crise financière, causés par des élus qui ont fonctionné à plein avec la grande folie bancaire des années passées. Le fait que ce soit des socialistes ne change rien sauf qu’en même temps ces socialistes critiquaient fortement le libéralisme financier et le capitalisme. Cherchez l’erreur ! Ici à Toulouse, malgré cette bonne gestion, les Toulousains ont décidé de changer de majorité municipale. On peut dire aujourd’hui que la gestion précédente est pour les nouveaux élus une véritable aubaine qui devrait leur permettre de ne pas augmenter les impôts. Mais là rien n’est moins sûr, ils ont déjà commencé à dépenser sans compter et les comptes de 2008 ne seront certainement pas aussi favorables que ceux de 2007. De plus, les dépenses ont commencé immédiatement après les élections avec l’augmentation des adjoints (selon le bon principe, élus pour se servir) et en continuant sur le même rythme depuis juin. Cette période de crise est donc un signal fort pour reprendre les bons vieux principes de précédentes majorités : une gestion saine, en bon père de famille et sans dettes. Sans faire de politique politicienne, il serait sage que les élus actuels s’inspirent aussi de cette façon de gérer.

Patrick Crasnier
www.jazzpote.net


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