Besoins en main-d’œuvre en Midi-Pyrénées: 82 600 projets d’embauche pour 2013

Premier bassin d’emploi en termes d’intentions d’embauche, Toulouse devrait enregistrer plus de 30 000 recrutements cette année. En revanche, les 148 100 demandeurs d’emploi (catégorie A) inscrits à Pôle Emploi Midi-Pyrénées témoignent du non-alignement des recherches des actifs face aux besoins en main d’œuvre des entreprises.

 

Toulouse représente 38% des besoins en main d’œuvre de la région, mais ces derniers restent disparates et pas toujours en adéquation avec les recherches des demandeurs d’emploi, ce qui génère des difficultés pour les entreprises à recruter et pour les actifs à trouver un poste. Pour éviter ces incohérences, Pôle Emploi a réalisé, pour la 12e année, une enquête (en partenariat avec le Credoc) auprès de 79 600 entreprises de Midi-Pyrénées pour identifier les besoins en main d’œuvre. Cette étude permet ainsi d’estimer à 19.2% les établissements pensant réaliser au moins une embauche cette année, soit 22 000 entreprises. Au total, ce sont donc 82 600 projets de recrutement qui ont été formulés, 0.8% de plus qu’en 2012. Essentiellement promis par des sociétés de moins de 10 salariés, il n’en reste pas moins que ce sont, logiquement, les établissements de plus de 200 employés qui parviendront à générer le plus d’embauches. Toutefois, des difficultés au recrutement subsistent même si elles s’avèrent moins importantes que l’année précédente. Aux dires des chefs d’entreprise, 39.2% des projets sont accompagnés de problèmes à trouver les profils adéquats. Concernant le type de contrats offerts, il s’agit, à 45%, de CDI mais il est à noter que les emplois intérims ont tout de même augmenté de 7% environ par rapport à 2012, tandis que les contrats à durée indéterminée reculent de 11%.

 

Difficultés au recrutement dans la construction

 

Les embauches prévues seraient motivées essentiellement par un regain d’activité, mais 25% d’entre elles restent encore de pures créations de postes quand 20% représentent des remplacements de départs en retraite. Et contrairement à ce que certaines entreprises avancent pour expliquer le « non recrutement », la raison des charges trop importantes ne constitue que 3.5% des réticences.

Réparties par secteur d’activité, les intentions d’embauche se situent essentiellement dans ceux des services aux particuliers et aux entreprises pour 61% des cas, tout en notant que les domaines de l’industrie connaissent une vive augmentation (+14%). Quant aux difficultés, elles se situent pour la plupart dans le secteur de la construction qui justifie ce phénomène par une inadéquation des profils des candidats mais surtout par une pénurie de prétendants aux postes proposés. De même, les conditions de travail peuvent devenir une source de difficultés au recrutement. Pour les entreprises interrogées, il suffirait de mieux former, ou du moins de « former plus utile », les demandeurs d’emploi et les salariés en interne pour régler le problème.

 

Séverine Sarrat



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