Laurent Berger en visite à Toulouse: « Venir sur le terrain pour capter les réalités »

Mercredi 11 et Jeudi 12 septembre, Laurent Berger, secrétaire Général national de la CFDT venait rencontrer les militants et élus des entreprises locales autour de débats. L’occasion pour lui de faire le point sur les revendications prioritaires de la CFDT, vues de Toulouse.

Le lendemain de la journée de manifestation et de grève, Laurent Berger est parti à la rencontre des salariés toulousains : « c’est un peu la tradition de la rentrée, on se déplace dans les régions pour voir les équipes. » Il a notamment passé une partie de son temps avec les équipes d’Autoroute du sud de la France mais aussi d’Airbus et de plusieurs associations. L’occasion avec eux d’évoquer les conditions de travail, la qualité de vie au travail et le handicap : « J’aime venir sur le terrain, cela permet de capter les réalités, d’approfondir. » La matinée du jeudi, consacrée au militants, a mené Laurent Berger à évoquer la réforme des retraites : « à ce sujet la CFDT n’a pas appelé à manifester. Nous avions fait part de nos propos lors des concertations. Après la reforme systémique, on réclamait la justice pour tout ce qui touchait à la pénibilité, l’évolution des avantages familiaux, les carrières précaires et les handicapés. Des mesures justes qu’on a obtenues. Les efforts ont été partagés », assure-t-il, « on a fait notre boulot de syndicalistes, c’est dommage qu’on soit obligé de se positionner sur une non-participation à une manifestation, l’idée c’est pourtant de s’impliquer en amont, ce que nous avons fait.»

« A Toulouse, la CFDT va bien mais la société va mal ! »

Aujourd’hui les revendications portées par le syndicat sont claires : « On va continuer à faire notre boulot  dans les débats parlementaires, mais tout tourne autour de l’emploi.» Quant à son regard sur la situation en région toulousaine, il est plutôt caustique : « L’aéronautique compte mais il y a d’autres problèmes ailleurs, notamment dans le BTP. Ici comme ailleurs, on ne se mobilise pas suffisamment.» Il ajoute que le sujet numéro 1 de la rentrée, c’est « évidemment la lutte contre le chômage et le combat pour la création d’emploi, car cela découle sur tout le reste.» Autre thème prépondérant, « la vie au travail et le mal être, qui est de plus en plus présent », des maux dont il identifie clairement les causes : « le dialogue social n’est pas réel, et le combat syndical de cette année réside là-dessus, il faut parler de ce sujet. » Enfin le pouvoir d’achat, « qui pèse lourdement sur les difficultés des ménages », dit-il, fustigeant les entreprises « qui ne vont pas toutes mal ! » Au niveau local, pas d’exception donc. Laurent Berger dit avoir capitalisé de la réflexion : « j’ai eu droit à un accueil très chaleureux, mais dans le sud-ouest il est souvent bon ! Le débat était très serein, ici le climat est amical : La CFDT va bien, il faut s’en réjouir mais la société va mal. On doit faire notre travail… Mais on n’est pas tout seul, on n’est pas des sauveurs. » Aujourd’hui il réclame une plus grande proximité du patronat avec les salariés et l’ouverture du dialogue avec ces derniers, quels qu’ils soient, car : « c’est dans la diversité du salariat que l’on trouve sa richesse. »

Aurélie Renne



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