Andorre Midi-Pyrénées ; Echanges professionnels et questions européennes

L’Agence pour le Développement Economique et Culturel Nord-Sud (ADEC N-S), présidée par Gilbert Salinas, vient de conduire une délégation d’une trentaine de chefs d’entreprises et universitaires en Andorre. L’objectif de cette mission, qui était de nouer des partenariats entre entreprises françaises et andorranes, a été atteint. Par ailleurs, le centre EUROPE DIRECT ADEC-NS Midi-Pyrénées, hébergé par l’ADEC-NS, en a profité pour faire participer des représentants de l’Union européenne afin d’animer une conférence et de soutenir des projets européens.

 
«Je ne m’attendais pas à un tel succès» a commenté Monsieur Pettegola, de la société Prospective Web, une des entreprises ayant pris part à cette mission. Sentiment partagé par l’ensemble des chefs d’entreprise présents. L’événement qui s’est déroulé les 2 et 3 mars, a été initié par l’ADEC NS, association indépendante basée à Toulouse, conjointement avec la Chambre de Commerce d’Industrie et de Services d’Andorre. Le 2 mars correspondait à la tenue en Andorre de la conférence organisée par le centre EUROPE DIRECT ADEC-NS Midi Pyrénées en collaboration avec l’Union des Français de l’Etranger dont le Président est M. Pelisson, représenté en Andorre par M. Bastide. Cette conférence portait sur le thème “UE Andorre, quelles opportunités de coopération transfrontalière ?” présentée par Yves Gazzo, Chef de la représentation en France de la Commission européenne et par Meritxell Mateu Pi, Ministre des Affaires Etrangères de la Principauté d’Andorre. Plusieurs porteurs de projets européens étaient présents, notamment le centre EUROPE DIRECT Pyrénées Languedoc Roussillon (basé à Prades) et l’association toulousaine Chèvrefeuille, qui conduit un projet eurorégional (Languedoc Roussillon, Midi Pyrénées, Catalogne et Aragon) afin de l’étendre à l’Andorre. L’université du Mirail est aussi venue soutenir son projet d’organisation des cafés de l’Europe. La thématique européenne a suscité de nombreuses questions et a laissé apparaître un réel intérêt de la part d’Andorrans, partagés entre inquiétude de l’isolement et souci de conserver une souveraineté fiscale qui leur est chère. Les entreprises quant à elles, ont vu dans l’UE des opportunités de développement et d’échanges économiques dynamiques. «La composante européenne de cette mission a éveillé de nouveaux intérêts parmi les chefs d’entreprises» explique Inés Sanchez, Directrice opérationnelle du centre EUROPE DIRECT ADEC-NS Midi Pyrénées.

En dehors de cette conférence, de nombreuses rencontres professionnelles se sont déroulées entre les acteurs de la délégation française et leurs interlocuteurs locaux. Une centaine de rendez-vous a été organisée en deux jours. Un bilan largement positif au dire des participants, parmi lesquels des universitaires de Toulouse 2 et de Paul Sabatier, des acteurs du tourisme, des entreprises de santé, des entreprises du secteur de l’industrie mécanique et du secteur des logiciels informatiques destinés à l’industrie, ou encore des porteurs de projets européens et des créateurs d’entreprises. Des représentants des CCI de l’Ariège et de Toulouse faisaient aussi partie de la délégation française. Notons enfin la participation dynamique des représentants de Saint Gaudens Pôle Expo.
Sur place, la délégation a été reçue par le gouvernement d’Andorre, en la personne de Madame Meritxell Mateu Pi, Ministre des Affaires Etrangères et de Madame Contxita Marsol Riart, Ministre de la Présidence.
Située entre l’Espagne et la France, la principauté d’Andorre, avec ses 80 000 habitants, est visitée par 12 millions de touristes par an. Cette forte activité génère un grand besoin en équipements et en fournitures tant de biens que de services de nature à susciter l’intérêt des entrepreneurs de Midi-Pyrénées. Bien connue pour ses conditions fiscales avantageuses et pour l’achat de certains produits (tabac, alcool), l’Andorre voit cependant ses avantages diminuer pour le reste des secteurs d’activités économiques. «Sur la plupart des biens de consommation, la différence de prix avec la France est inexistante. De ce fait, nous avons besoin de développer notre économie traditionnelle, notamment en encourageant les partenariats vers nos voisins» explique Guillaume Matta, Président du syndicat des TPE et PME d’Andorre. L’intérêt est d’autant plus fort pour les Français qu’une loi a été adoptée en Andorre en 2008 qui permet désormais aux entreprises étrangères de s’implanter en nom propre dans la principauté. Le Président de l’ADEC-NS, Gilbert Salinas, a par ailleurs, fortement insisté sur la nécessité de développer la transparence dans les opérations financières et de ne pas pratiquer le dumping fiscal, éléments indispensables de réussite pour une coopération partagée. «L’importance de telles missions est capitale pour le développement des entreprises, en particulier des PME et PMI», a souligné Béatrice Ledent, porteuse d’un projet de création d’entreprise dans le domaine de l’informatique. Il apparaît en effet que les structures de taille petite à moyenne n’ont pas forcément l’habitude d’aller prospecter de nouvelles opportunités de développement en dehors de leur cadre habituel d’activité.
Cette initiative de l’ADEC-NS apparaît donc comme relevant d’un réel besoin pour l’activité export des entreprises de la région, auxquelles nous serions tentés de dire, notamment en ces temps de crise : «à bientôt pour un nouveau départ!».

Agence de Développement Economique et Culturel Nord-Sud (ADEC N-S)
T. 0871 315 436
Site : http://adecns.free.fr



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