Agrimip: L’agriculture innove en Midi-Pyrénées

Créé en 2008, le pôle de compétitivité Agrimip Sud-Ouest Innovation atteint des sommets. Il figure désormais parmi les trois pôles les plus performants de France. Le point sur le rôle et les enjeux d’un tel développement pour notre région.

 

«Agrimip Sud-Ouest Innovation», un nom barbare qui désigne un réseau d’entreprises agro-alimentaires, de chercheurs et de diverses institutions qui convergent autour d’un même objectif : soutenir des projets innovants en matière agricole. Et en quatre ans, l’idée a fait du chemin.

Entre l’Aérospace Valley et le Cancer bio santé, le petit dernier des grands pôles toulousains n’a rien à envier à ses aînés. Selon un audit lancé par le gouvernement sur les pôles de compétitivité, il se situe au rang des plus performants. Un développement croissant, qui doit son succès à l’innovation. Un des exemples les plus marquants est certainement la coopération avec la recherche spatiale. «C’est un nouvel outil pour les agriculteurs qui pourront prendre des décisions en fonction des données transmises par des systèmes embarqués» explique Alain Chatillon, président d’Agrimip.

 

Un atout économique qu’il faut soutenir

 

«L’agro-alimentaire est un secteur porteur. L’enjeu est de mobiliser les entreprises afin de créer de la valeur ajoutée et de l’emploi» assure le président du pôle. Agrimip regroupe aujourd’hui 178 entreprises, des PME ou ETI, (Entreprises à taille intermédiaire) pour la majorité d’entre elles. L’objectif est de «mailler tout Midi-Pyrénées, mais également l’Aquitaine où il y a un potentiel important d’adhésion» précise-t-il.

Mais afin de poursuivre leur expansion, les dirigeants d’Agrimip espèrent bien que les politiques, «les hommes de Paris», prennent les bonnes décisions. Notamment sur la compétitivité, «dans notre domaine, on souffre beaucoup de la concurrence des pays émergents comme la Chine ou l’Inde». Leur interdiction en France est vécue comme un frein au progrès pour les dirigeants du pôle. «Ce n’est qu’un outil de création variétale au service de l’agriculture. Ce qui est important, c’est le produit final, pas sa technique de fabrication» remarque Cédric Cabanes, président d’Agronutrition et membre du bureau d’Agrimip.

 

«Une terre bénie des Dieux»

 

Autre cheval de bataille : l’eau. «Nous sommes sur une terre bénie des Dieux au pied des Pyrénées donc très arrosée» se réjouit Daniel Segonds, vice-président d’Agrimip. Mais encore faut-il gérer cette ressource devenue précieuse. «Nous devons être porteurs de projets sur la bonne maîtrise de l’eau afin de la stocker et la réutiliser quand on en a besoin.» explique-t-il. Les dirigeants d’Agrimip ont décidé de prendre le problème à bras-le-corps : «On est dans un véritable tournant, car les entreprises se mobilisent. Mais il faudra être accompagnés.» déclare Alain Chatillon, sous-entendu, il faudra un soutien plus important de la part des collectivités.  

 

D’ailleurs, Agrimip souffre-t-il de la restriction des dépenses publiques ? «Nous nous autofinançons pour moitié et les aides publiques représentent environ 100 000 euros par région et par an.» dévoile le Président. Résultats, le pôle a pu labelliser 224 projets et en financer 98, l’an dernier. Et pas d’inquiétudes pour l’avenir, «la population mondiale ne cesse d’augmenter, il faudra bien nourrir tout le monde.» conclut Alain Chatillon.

http://www.agrimipinnovation.com/

Coralie Bombail



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