Aéroport Toulouse-Blagnac: Destination Hiver 2012

Le 28 octobre, l’Aéroport Toulouse –Blagnac a entamé la saison hivernale, une période qui s’étirera jusqu’à fin mars. Malgré la crise, l’aéroport toulousain affiche des chiffres à la hausse, accueille de nouvelles compagnies aériennes et élargit sa gamme de services pour les passagers. A l’occasion de l’inauguration du salon lounge La Croix du Sud, Jean-Michel Vernhes, président du directoire de l’aéroport Toulouse-Blagnac dresse le tableau de l’offre hivernale.

La croissance du trafic aérien de l’aéroport de la 4e métropole française fait figure singulière dans le panorama économique actuel. Nous observons, selon les mots de Jean-Michel Vernhes, président du directoire de l’aéroport, «une hausse atypique» de presque 12% par rapport à la saison hiver 2011. Précisons qu’il n’existe que deux saisons pour les programmations aéroportuaires, été et hiver, chacune tenant compte des variations des destinations saisonnières. La période «été» avait déjà donné de bons résultats avec une augmentation de 14.7% de passagers au mois d’août et une croissance notable de 26.8% pour le trafic international. Cet hiver, à  Toulouse, c’est donc une offre de  4 419 840 sièges qui est proposée aux voyageurs, professionnels ou loisirs. A noter toutefois un net recul des vols charters de 13.9% et des vols charters ski de 23.3%. Le président Vernhes nous expliquait lors d’une précédente entrevue «nous sortons d’une phase d’investissement importante qui s’est achevée par ce que l’on appelle de la «capacité». Nous entrons aujourd’hui dans une phase de consolidation et pour consolider, il faut des passagers». Un objectif qui se concrétise rapidement car en plus des nouveautés, la majorité des lignes ouvertes à la période estivale est maintenue pour l’hiver.

 

18 nouvelles lignes régulières

 

Ce sont 18 nouvelles lignes régulières et 4 nouvelles destinations charters qui s’offrent aux passagers. Parmi les nouvelles lignes de l’aéroport : Hambourg, Malte, Naples, Prague, Séville, Lille, Porto, Mulhouse, Casablanca, Venise ou encore Istanbul et Marrakech. Après l’implantation des bases Air France et Easyjet au printemps dernier, une nouvelle compagnie prend aussi ses quartiers : Air Arabia. La compagnie dessert trois bases : les Emirats, l’Egypte et le Maroc. Implantée en France depuis 2009, à Lyon et Montpellier notamment, la compagnie dispose d’une flotte d’A320 neufs et «faits à Toulouse» selon les responsables local de la compagnie. Elle propose deux vols par semaine sur Casablanca. Fort de cette offre, de la diversité des destinations, Jean-Michel Vernhes ne cache pas qu’un potentiel de développement est à travailler, aussi, vers l’Europe de l’Est, vers Varsovie, Moscou par exemple. Des pistes à suivre.

Côté service, c’est un nouveau salon, flambant neuf, qui s’ouvre. Le salon La croix du Sud au rez-de-chaussée. Un lieu qui accueille les passagers dans une ambiance plutôt «cosy», un design moderne évoquant la coque d’un avion, «c’est un dialogue entre le clair et l’obscur» explique le plasticien Gérard Plinet «mis en valeur par un jeu de lumière». Il proposera à terme à la fin de l’année cent places avec son prolongement à l’étage supérieur (actuellement 70 places). Un bar, des télévisions, la presse nationale et internationale à disposition, un espace I-pad… Tout est pensé pour le confort des voyageurs. Côté décoration, une fresque de Sophie Binder habillera bientôt les murs du salon. L’espace accueille également un hôte de marque : un buste original en bronze de Jean Mermoz. Offert par la fille de la sculptrice Rosette Chatriot, il prend sa place dans l’étape toulousaine de l’Aéropostale, et à terme, il est prévu qu’un buste ornera chacune des étapes empruntées par le célèbre aviateur.

«Avec une croissance de 9%, nous ne sommes pas à plaindre » explique le président, «il faut regarder maintenant comment pérenniser l’ensemble et se consolider dans le futur» conclut Jean-Michel Vernhes. L’Aéroport récolte les fruits des graines plantées lors de sa période d’investissement, un cas «à part» dans la conjoncture actuelle.

Marie-Agnès Espa



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