50e Congrès confédéral de la CGT: L’union fait la force

Gisèle Vidallet, secrétaire générale de la CGT31

Durant cinq jours, un millier de délégués syndicaux CGT ont fait le siège du Parc des Expositions de Toulouse pour y débattre des orientations que prendra l’organisation pour les trois ans à venir. C’était également l’occasion d’officialiser l’élection de Thierry Lepaon le dernier jour des festivités. Gisèle Vidallet, secrétaire générale de la CGT31, revient sur une semaine agitée.

 

 

A l’endroit même de sa réunification en 1936, la CGT tenait son congrès triennal à Toulouse, en présence des représentants de 24 154 bases syndicales. C’était là l’occasion de dresser le bilan des activités de l’organisation, plébiscité d’ailleurs à 80%. Quant au document d’orientation, il l’a été à 92%, « ce qui témoigne de l’unité des acteurs du syndicat », explique Gisèle Vidallet, secrétaire générale de la CGT31, « et de leur envie de peser en faveur des salariés afin de changer leur condition de travail. » La majorité des discussions ayant porté sur des sujets rassembleurs, certains débats ont tout de même été monopolisés par l’actualité, notamment la signature de l’accord sur la sécurisation de l’emploi par la CFDT ; « personnellement j’y suis totalement opposée, tout en étant consciente qu’il faudra une unité forte pour se faire entendre », précise Gisèle Vidallet. Cette unité devra être garantie par le nouveau « patron » de la CGT, Thierry Lepaon qui succède à Bernard Thibault. Après quatorze ans de service, ce dernier tire sa révérence et ce, de manière opportune pour la secrétaire générale de la CGT31 : « il a bien fait de passer le relais au moment où l’organisation est dans une bonne dynamique », témoigne-t-elle.

 

Plus de combativité

 

Sous l’ovation des délégués syndicaux présents, Thibault s’en est donc allé pour laisser place à son dauphin. « Nous avons maintenant des attentes forte et souhaitons plus de combativité », affirme Gisèle Vidallet à l’attention de son nouveau secrétaire général. Lors de son premier discours, Thierry Lepaon a convaincu la Toulousaine et ses camarades : « il m’a plu, il a été offensif tout en restant large, en traitant de tous les sujets qui touchent les salariés. Et même si les critiques faisaient état d’un homme peu assuré, le temps forgera son expérience. Le contenu est là, la forme viendra par la suite. » Sur le fond, Thierry Lepaon n’a pas annoncé de changements, excepté dans le travail interne du syndicat, mais il a réaffirmé les responsabilités du syndicalisme aujourd’hui, les ambitions revendicatives de l’organisation et la politique ambitieuse de syndicalisation de la CGT ; « La priorité restant de trouver les outils et les moyens pour changer le rapport de force existant et travailler pour que les salariés se réapproprient les questions de travail. De même, il faudra se battre pour la ré-industrialisation ainsi que le développement humain durable », résume Gisèle Vidallet. Autant de promesses sur lesquelles comptent les délégués pour décupler le nombre d’adhérents qui se porte aujourd’hui à 700 000 au niveau national, et à 15 000 en Haute-Garonne.

 

 

 

Séverine Sarrat



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