#31 Street : une vitrine pour le street-art toulousain

Du 15 juin au 15 juillet, 31 œuvres éphémères de street-art, réalisées par dix artistes toulousains, seront visibles dans tout le centre-ville dans le cadre du festival #31 Street. Collages, customisation de mobilier et décoration de vitrines, tout un parcours piétonnier a été pensé pour inviter les Toulousains, comme les touristes, à porter un nouveau regard sur la Ville rose.

#31 street
® Franck Alix

Au milieu du boulevard de Strasbourg, Cédric Lascours alias Reso, l’un des pionniers du graff toulousain, s’attaque à un banc en béton avec ses bombes de peinture aérosol. Concentré et précis, il entremêle les lignes et mélange les couleurs pour créer un motif à la calligraphie complexe, dans le plus pur ”wild style”. Malgré les apparences, il ne risque pas de poursuites pour dégradation de bien public. L’œuvre qu’il est en train de réaliser, peinte sur un film plastique protecteur, est éphémère et fait partie de l’événement #31 Street, organisé en partenariat avec la Chambre de commerce et de l’industrie de Toulouse et la Fédération des commerçants, artisans et professionnels du centre-ville.

« Cet événement s’inscrit dans le cadre d’un projet global de quatre saisons commerciales et culturelles à Toulouse. Le but est autant de valoriser le patrimoine toulousain que de favoriser le tourisme en centre-ville, pour que cela profite aux commerçants. Nous avons l’ambition de faire de la ville un musée à ciel ouvert et d’imposer Toulouse comme une référence nationale du street-art », annonce Michel Lacroix, président de la commission du développement du tourisme et du commerce à la CCI.

« Nous avons l’ambition de faire de la ville un musée à ciel ouvert »

Dans les allées du marché des Carmes, sur les palissades des chantiers du métro ou au centre des congrès Pierre-Baudis, ce sont  31 œuvres qui seront réalisées par dix artistes 100% toulousains, avant d’être retirées un mois plus tard. « Pour cette édition, nous avons pris soin de proposer des styles et des techniques différents. Le but était de montrer des choses que l’on n’a pas l’habitude de voir, par exemple en customisant du mobilier urbain. Toulouse est une belle ville avec de belles rues. Mais quelques surprises de temps en temps, ça ne fait pas de mal », relève Reso, également directeur artistique de l’événement. Les passants pourront, au grès de leurs promenades ou en suivant un plan balisé et disponible chez les commerçants, observer des propositions plus originales et colorées les unes que les autres.

« J’ai tout de suite été séduite par l’idée d’investir la ville », reconnaît Simone, Caroline Suarez de son vrai nom, graphiste et illustratrice qui posera ses énormes stickers aux abords de la place Wilson. « C’est la première fois que je travaille sur d’aussi grands formats. Au début, j’étais impressionnée, mais j’ai découvert une très grande liberté. J’ai repris le principe du blaze, la signature des graffeurs, que j’ai adapté à mon univers, très onirique, gai et plein de couleurs. Je trouve les commerçants très courageux d’avoir joué sincèrement le jeu de la carte blanche. » Cette dimension monumentale est une ambition assumée par l’insatiable directeur artistique. « Pourquoi ne pas habiller complètement la rue d’Alsace-Lorraine lors d’une prochaine édition ? À Toulouse, on a les compétences et les artistes pour ! », songe déjà Reso. Vu l’engouement suscité par l’événement, il n’est pas impossible que quelques surprises viennent s’ajouter au programme.

Quatre saisons culturelles

En programmant quatre saisons culturelles et touristiques, la CCI de Toulouse, souhaite faire de la Ville rose une destination phare européenne. Après un été dédié aux arts urbains, l’automne mettra la gastronomie et les braderies à l’honneur, puis les fêtes de fin d’année cet hiver et, enfin, la musique classique et les couleurs au printemps.



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