Une autre vie, d’Emmanuel Mouret: La douceur du dialogue

Poser une alarme et trouver l’amour. C’est l’histoire de Jean, électricien, en couple depuis toujours avec une jolie vendeuse, et de sa rencontre passionnée avec Aurore, une pianiste renommée. Ou comment JoeyStarr révèle toute la douceur de son jeu d’acteur. La fragilité du jeu, la qualité des dialogues, les respirations des scènes, il rentre dans l’univers d’Emmanuel Mouret à la perfection. Et brille derrière sa caméra comme il a rarement brillé. Encore une fois chez Mouret, Virginie Ledoyen – qui interprète la compagne de JoeyStarr – est sublime. Simple et amoureuse, douce et incisive. Car c’est là toute la beauté du film. La qualité du scénario n’est que prétexte à mettre en scène de sublimes personnages criants de vérité. Certes, il ne s’agit que d’une histoire d’amour parmi d’autres. Certes, il ne s’agit que d’une passion adultérine parmi d’autres. Mais la pureté des images – dans un décor provençal à couper le souffle – laisse pantois. La variété des plans est aussi remarquable. Les gros plans, trop souvent utilisés au cinéma pour survendre le pathos, sont dosés à juste mesure. On y croit et on en redemande. Et sentir le doute sur le visage de JoeyStarr, ça n’a pas de prix.

 

Ariane Riou



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