Un château en Italie, de Valeria Bruni Tedeschi: Un beau château, rien de grandiose

L’amour, la famille. Valeria Bruni Tedeschi nous livre encore une épopée autobiographique. Sa rencontre passionnée avec le jeune Nathan, la maladie de son frère, la relation avec sa mère, tout y passe. Mais tout s’emmêle. On n’arrive à s’attacher à personne, même pas à elle, celle qui occupe tout l’espace. Les émotions sont tantôt surjouées, tantôt mal jouées. Louis Garrel est bon dans son rôle, un rôle à sa mesure, un rôle taillé pour lui. Pas de mise en danger, juste un jeune acteur qui se contente de faire ce qu’il sait faire de mieux : le mec perdu et désinvolte aux cheveux gras. Dégoûté par cette graisse capillaire, le spectateur se tourne alors vers l’histoire. Les histoires, oui celles qui s’emmêlent. Valdingué entre les méandres du château familial italien et le grand appartement parisien de Louise (Valeria Bruni Tedeschi), le spectateur passe sans arrêt du coq à l’âne, sans que l’âne ne voie jamais un bout de la crête du coq. Nathan n’entre pas vraiment dans le drame qui gangrène la famille de Louise. Et lorsqu’il en sort, il n’y a plus de drame. Bref, le décousu, on aime ou on déteste. Mais le décousu fait par Valeria Bruni Tedeschi, donne vite envie d’appeler une couturière.

 

Ariane Riou



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