Toulouse fête la musique

Comme chaque année, le 21 juin, 1er jour de l’été, est rythmé par la Fête de la musique. Elle permet aux artistes confirmés – ou pas – de se produire dans des salles de concerts, bars, mais également dans la rue… A cette occasion, votre hebdomadaire, vous dresse le portrait de quatre groupes de la scène Toulousaine qui n’ont pas fini de faire parler d’eux : Lovely Bones, Sing Sing My Darling, Le Monsieur d’en face! et Mehari. A vos marques, prêts, découvrez !

 

 

 

Lovely Bones

Groupe de la scène toulousaine, Lovely Bones est composé de cinq musiciens de talents : Faye au chant, Quelen violoniste et choriste, Laurent bassiste, Benjamin, batteur et Julien à la guitare. Pour les amateurs de «groove», ils se produiront le 21 juin, place Wilson.

 

C’est autour d’un « bœuf » avec plusieurs musiciens que Faye et Julien se sont rencontrés. Créé en 2011, Lovely Bones, est dans un premier temps un duo acoustique. Les deux acolytes, sur la même longueur d’onde, se mettent au travail sans relâche. C’est seulement quinze jours après leur rencontre, que leurs premières compositions voient le jour. Dans l’ardeur qui les caractérise, ils font leur début sur scène dans la foulée. Après avoir écumé quelques salles de concert de la région toulousaine avec leur formule acoustique, le duo souhaite s’agrandir. Fin 2011, Quelen, Laurent et Benjamin rejoignent Lovely Bones pour une formule plus « électrique » : « Nous avons étoffé le groupe afin d’améliorer notre évolution musicale. » nous explique Julien, le guitariste. Les influences éclectiques des cinq compagnons de route les amènent à proposer une musique qui leur est propre. Au travers de leur EP* « Still got the bruise » des airs variés émanent des cinq chansons qui le composent : soul, groove, funk, reggae, folk et rock, le tout recouvert par une aura féminine…

 

Elsa Nardari

 

Facebook : Lovely Bones

Téléchargement de l’EP sur Bandcamp : http://lovelybonesofficial.bandcamp.com/

«Le Monsieur d’en face !»

Créé en 2003, le groupe toulousain «Le Monsieur d’en face !» propose du «rock progressif énergique». Ce trio à la recherche d’un clavier jouera vendredi soir à Toulouse sur le circuit Candie.

 

Jupe, chemise, cravate, Converses… «Je suis une Bobby anglaise !» Sur scène, la tenue vestimentaire de William, auteur-compositeur, guitariste et chanteur de «Le Monsieur d’en face !», ne passe pas inaperçue. Un style, une attitude «en cohérence avec notre musique» dit-il. Après avoir «splitté Oedipus Rex» en 2002, ce Parisien d’origine décide de monter l’année suivante «une formation sérieuse avec des musiciens compétents.» «Le Monsieur d’en face !» est le titre d’un morceau du groupe français Alarm : « Je trouvais que ça sonnait bien.» explique William, tout en évoquant une certaine «dépersonnalisation» de la société actuelle : «J’ai l’impression qu’aujourd’hui, on est tous plus ou moins le «monsieur d’en face» de quelqu’un. On peut vivre à proximité d’une personne pendant des années sans la connaître autrement.» En 2008, ce groupe « à géométrie variable» trouve son équilibre : «énormément de musiciens sont passés par chez nous car il n’est pas évident de coller à notre état d’esprit.» ajoute William. Il est alors rejoint par «la vieille garde», «des amis de vingt ans», Xavier à la basse et Olivier à la batterie pour faire du «travail «sérieux dans la déconnade totale !» Avec l’arrivée de Gianni au clavier (qui a mis fin entre temps à sa collaboration), les quatre acolytes passe d’un rock français «pur et dur» à un «rock progressif énergique» à l’été 2012 avec la sortie du deuxième album «Deus ex machina». Les influences musicales ne sont pas étrangères à ce changement d’orientation. Elles sont parfois inattendues : «Pink Floyd, Led Zeppelin, les Beatles, Noir Désir et tous les génériques des dessins animés que je regardais gamin et qui ont une construction rock, Goldorak, Ulysse 31» précise William. Aussi bien en français qu’en anglais, ses textes pleurent la mort, hurlent la folie, la solitude, l’isolement… Plus que gothique, le groupe qualifie son univers scénique de «baroque», à renfort de «poupées maquillées, mutilées», et de «croix de cimetière». Agés de 40 à 53 ans, ses membres ambitionnent de vivre de leur art, car ils restent persuadés que le rock, « ça conserve !»

 

Claire Manaud

 

Sing sing my darling

Drivés par le chanteur et compositeur Jonathan Raharison, le quatuor toulousain abreuve la scène toulousaine de sa pop enchanteresse depuis 2009. Et s’ils débarquent en costard sur scène, c’est simplement pour rappeler l’esprit crooner, car leur son, certes élégant n’est pas si sage.

Sing sing my darling c’est avant tout une référence à l’enfance de Jonathan, à qui ses parents chantaient une chanson malgache dont il comprenait mal les paroles. La confusion a généré un jeu de mot devenu le nom de son premier trio créé en 2009. Depuis  le groupe a éclaté pour se reformer en 2010 avec Gabriel Loridon à la Guitare, Zacharie Bahaji à la basse et Hugo Dupuis à la batterie.  L’anglais s’est imposé tout naturellement, « comme une ambition de s’ouvrir au monde », lancent-ils. C’est aussi un hommage à leurs influences musicales du disco funk des années 80 à Mickael Jackson. Sing Sing my darling est définitivement hétéroclite et sa musique s’en ressent. Au bout du compte se mêlent parfaitement les notes d’une pop savante agrémentée de quelques touches électro, rehaussées d’un son légèrement soul. Les quatre Toulousains aux allures de jeunes adultes bien rangés s’éclatent et ne le cachent pas : « ce que l’on veut c’est prendre du plaisir. Si ça plaît, tant mieux ! » Malgré des dates qui commencent à se caler outre-Manche, les grosses têtes ne les menacent pas. Ils ont la classe de la vingtaine, du talent à n’en plus finir et une relation forte de plusieurs années : « on n’est pas qu’un groupe de musique. » Applaudis plus que de raison au Printemps de Bourges 2013, ils viennent aussi d’enregistrer un EP. En attendant, on les retrouve notamment pour les 30 ans du Bikini le 29 juin. https://www.facebook.com/singsingmydarling

Aurélie Renne

 

Mehari

Deux garçons dans le vent qui forment un combo pour le moins iconoclaste. Influencés autant par Pink Floyd, Giorgio Moroder que par The Falls, Mehari aime faire voyager ses fans… L’avenir leur appartient et ils seront à « La Galerie Ephémère » (1 bd Monplaisir) dès 21h pour La Fête de la Musique.

Ces deux-là se connaissent depuis des années, mais sont issus de milieux musicaux différents. Matthieu vient du classique et du jazz, pianiste avant tout, tandis que Pierre-Henri, lui guitariste, débarque d’un univers plus rock. Ensemble ils ont su faire cohabiter leurs influences au point d’y ajouter aujourd’hui une forte touche électro : « Cela nous permet de séquencer et dynamiser notre musique. Mais cette teinte électro n’est peut-être que temporaire… Ce n’est pas forcément là où nous voulons aller. Notre réelle démarche est ailleurs.» C’est sans doute en effet vers une pop aérienne tendance « Air » ou « Archive », façon space disco, que ces deux-là comptent bien embarquer le public dans les années qui viennent… Mehari (un nom emprunté à un symbole automobile des années 70) a été repéré il y a quelques mois par les Toulousains de « Difuzion » qui ont depuis accueilli ces deux trublions sur leur label « Champ’caine records ». Le premier EP « Red Moon » est donc désormais disponible : « Il y a dans notre musique une véritable influence des années 70 et 80… C’est lancinant et aérien, mais avec une efficacité de la rythmique derrière. » A deux aujourd’hui… mais à cinq demain ? C’est en tout cas la prochaine étape affichée par Matthieu et Pierre-Henri, notamment pour donner une nouvelle couleur en live. L’essai sera d’ailleurs fait le 4 juillet prochain au « Connexion Live » en première partie d’Electrolux family, groupe ami pour lequel il prépare un remix à tendance disco. Mehari n’est qu’au début de l’histoire, et la suite est déjà en cours de rédaction : « Nous allons éveiller les consciences musicales et faire passer des messages par notre musique. » Dans les mois qui viennent, ces deux-là s’imaginent volontiers sur les routes pour distiller leur passion sur scène… Il est là leur Graal. En voiture !

Thomas Simonian

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Les rendez-vous dans l’agglo

Balma

18h30 « Nabass Quartet » sur le parvis de la salle des fêtes

20h45 « Accordzéâm » devant l’Hôtel de ville

22 juin Fête de la Saint Jean avec bal à 22h et toto de fuego, Parc de Lagarde

Blagnac

20h-0h, deux scènes ouvertes dans le Parc du Ritouret (parvis d’Odyssud et Belvédère, concerts en centre-ville. Lancement de la fête avec l’inauguration du Skate Park chemin du Ferradou.

Castanet Tolosan

18h30-0h45, place verte prairie, 7 groupes proposent du rock, du jazz, du funck

20h-0h30, Place Clémence Isaure, Pompidou Boy’s et Noisy Box

19h30-1h sous la halle du rock, du jazz et du blues

20h-0h, rue du stade, Lucky Sounds-DJs

Cugnaux

Concerts en ville et au kiosque à musique du Parc du Manoir. Feu d’artifice.

Muret

18h30, défilé Sévillan dans le centre-ville et concert des élèves de l’Ecole municipale d’Enseignement Artistique au parc Nicolas Dalayrac.

19h30 Bandas au kiosque du parc Clément Ader

20h-2h nombreux concert dans la ville, allée Niel, parvis de la Médiathèque, Place de la République, Place Mercadieu….

 

Saint Orens

16h début des animations, chorale Domisilama et élèves de l’Ecole de musique, salle du conseil municipal

18h, Place Bellières, animations puis concert à 21h du Richard Breton Jazz Quartet. 22h feu de la Saint Jean.

Tournefeuille

A partir de 18h, plus de 50 groupes répartis en dix lieux de la Ville. Au programme : Les Babaous (Jazz manouche évolutif), Rabiou Band (African style), Omer jazz Quartet (Jazz funk afro), Migma (World fusion), flores e Estrelas (Musique brésilienne), l’Atelier Chorégraphique / Cie Emmanuel Grivet « Variations Équivoques »…

 

Place du Capitole

19h Duo de Séverac

19h30 Orlando

20h30 Celui qui marche

21h30 Cats on trees

22h30 La face cache des sous-bois

23h30 Azad Lab

0h30 Bounce !!!

Square Charles De Gaulles

17h L’orchestre de Chambre d’hôte

18h Rémi Panossian Trio

Préfecture

18h à 19h Cour d’honneur Concert de l’ensemble de cuivres anciens de Toulouse: «Les Sacqueboutiers ». Musiques de l’époque d’Henri IV.

Rue Alsace Lorraine

21h, concert Bloco de Samba Résille,  gratuit.

Jardin Raymond VI (Abattoirs)

18h Passe-rue du groupe de musique de rue du centre occitan des musiques traditionnelles

18h30 Animations musicales et bal

21h bal avec Clica Drona

Espace Roguet

18h30-21h Concert Tropique du Cancer. Gratuit.

Bibliothèque d’étude et du patrimoine

19h, concert de Lao Kouyate and Fulama & Hôtel Samarkand

Musée des Augustins

17h, 18h et 19h, concert d’orgue dans l’église, chorale dans les salons de peinture, orchestra baroque dans la sale romane…



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