The Garders «Bad Game, l’album d’une naissance»

Quatre ans après leur formation (voir encadré), les Toulousains de The Garders sortent leur tout premier album. «Bad Game», un LP six titres, stylé pop/rock peut-être, en tous les cas, estampillé The Garders. Rencontre et explications en live avec les cinq membres du groupe, Guillaume, Eric, Bruce, Chino et Mathias.

 

The Garders, le public toulousain vous a particulièrement remarqué à la dernière Fête de la Musique. Aujourd’hui vous concrétisez vos apparitions scéniques par cet album «Bad game». Que représente-t-il pour vous ?

 

Bruce : «Bad game» marque le point de rencontre, d’osmose qui existe entre nous depuis le début du groupe. Avec cet album, on peut dire que The Garders commencent vraiment à vivre. Nous venons de naître en quelque sorte !

 

Pourquoi ces six titres en particulier (I know the time, The secret of angels, In the wind, Feel, Bad game, Give me) alors que vous en avez une vingtaine d’autres à votre actif ?*

 

Guillaume : En fait, ces morceaux sont ceux qui représentent le plus le groupe à ses débuts. On a choisi les titres avec lesquels on a commencé, et que le public, venu nous voir en concerts, connaît comme «I know the time». La dernière touche, ça a été «Feel» et «In the wind» qui reflètent particulièrement bien notre état d’esprit, notre envie de continuer à avancer, à évoluer, malgré les difficultés.

 

La critique vous range dans la catégorie «pop/rock» mais vous, quelle couleur avez-vous voulu donner à «Bad game» ?

 

Bruce : on ne cherche pas à mettre de «couleurs» particulières si ce n’est la nôtre ! On a chacun notre propre identité. The Garders, c’est la fusion de cinq individualités, cinq électrons libres, cinq tranches de vie. Pour nous, c’est un message important à faire passer.

Mathias : nous sommes nous, The Garders, avant d’être pop/rock.

 

Fraîcheur, force et harmonie

 

Vous parliez de «message». Quels sont précisément les thèmes qui vous tiennent à cœur ?

 

Bruce : la spiritualité par exemple dans «The secret of angels». Pour moi, c’est très important, je ne peux pas vivre sans. Elle me permet de passer les étapes, de vivre. Il est aussi question du temps qui nous est imparti dans «I know the time», de notre destin, de ce que nous devons accomplir dans ce monde. De l’humain. Des enfants qui sont notre avenir («Feel», ndlr). Il y a beaucoup de fraîcheur d’ailleurs dans notre musique, de force et à la fois d’harmonie.

 

«Bad game» est presque entièrement chanté en anglais… C’était pour vous une évidence ?

 

Mathias : oui avec le temps parce que quand on compare la musicalité des textes anglais et français, ça fait une grosse différence.

Chino : l’anglais change le son énormément. Les bases de la musique, du rock français, viennent pour beaucoup du classique. C’est tout à fait respectable mais un arrangement anglais avec des paroles en français, ça ne colle pas du tout !

 

N’y a-t-il pas une part de folie à faire ce métier ?

 

Eric : si, il faut être perché ! (rires) La musique, c’est extrêmement difficile. D’ailleurs si ce n’était pas le cas, tout le monde en ferait. Il y a peu d’élus et pour en vivre, il faut être encore plus qu’excellents !

 

Justement comment voyez-vous votre évolution ?

 

Bruce : on a commencé en 2008. Il faut du temps pour se construire, pour grandir. Mais ma conviction profonde est que l’on va durer dans le temps. On a des choses à dire, on a du potentiel. Et puis, on se rend compte lors de nos concerts que de plus en plus de gens nous suivent, ce dont on les remercie.

Mathias : pour utiliser une métaphore, c’est comme quand vous faites du bobsleigh. Il ne nous manque qu’une petite énergie pour descendre la piste et prendre de la vitesse.

 

Propos recueillis par Claire Manaud

 

  • L’album «Bad Game » comprend un bonus : le clip officiel de «I know the time », réalisation Romain Rouillé.

 

 

Cinq garçons dans le vent

En 2008, Mathias Zam (pianiste, auteur-compositeur qui a étudié au conservatoire de Toulouse) et Chino Sanchez (guitariste argentin, arrangeur-compositeur auprès des musiciens des plus grands comme Sting, Madonna ou Phil Collins) fondent à Toulouse The Garders. En janvier 2012, le duo est rejoint par Bruce Barner (chanteur aux quatre octaves, auteur-compositeur), Eric Noves (batteur qui a notamment étudié au Conservatoire National de Paris et intégré The Musician Institute de Los Angeles) et Guillaume Besson (bassiste-compositeur).

En raison de leur différence d’âge (entre 25 et 40 ans), chaque membre du groupe a ses propres influences, qui vont de Duke Ellington, à Toto en passant par Type O negative, Whitney Houston, ou les Frères Jackson. Mais tous s’accordent à dire à qui veut les ranger dans des cases que leur style, c’est The Garders ! Une musique empreinte d’humanité et que les fans du groupe peuvent retrouver en distribution numérique sur le net. Début 2013, ces cinq garçons dans le vent seront en concerts à Toulouse et dans le grand sud. Le groupe suivi par la Compagnie Jaicta (producteur-tourneur), prévoit aussi d’écrire un titre dont les droits seront entièrement reversés à l’association Rêves, qui collecte des fonds pour les enfants atteints de cancer.

 

 

 

www.the-garders.com


 



UN COMMENTAIRE SUR The Garders «Bad Game, l’album d’une naissance»

  1. MAYONOVE dit :

    Il y a régulièrement des découvertes musicales qui apportent un vrai plaisir immédiat puis on passe à un autre enchantement superbe mais lui aussi éphémère. Cela ne nous étonne pas car on est tellement sollicités et dans l’attente d’autre chose puis… il y a un jour une surprise une interrogation on entend une chanson géniale d’un groupe inconnu “The Gar…quelque chose “Gardians” ? “Gardeurs” ? oui c’est ça “The Gardeurs” puis une autre superbe de leur composition puis un premier CD rempli de vraies pépites alors cela devient un émerveillement,
    Deux extraits du CD bien différents en style, mélodie et rythme “Secrets of angels” et “Bad game”, sont tous deux pour moi d’une telle belle réussite sur le plan musical et vocal qu’ils m’ont donné la foi dans ce groupe créatif. Continuez à nous émerveiller, vos capacités sont énormes, bravo on guette vos concerts ! VOUS SAVEZ FAIRE, ON VA LE FAIRE SAVOIR.

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