Télé Gaucho, de Michel Leclerc: Grand foutoir cinématographique

Victor est cultivé et plein de rêves. Jeune banlieusard juste sorti de l’adolescence, il débarque à Paris et devient, sur un malentendu, stagiaire chez Télé Gaucho, une chaîne de télévision où règnent anarchie, révolution et cacophonie générale. Comme pour son film « Le nom des gens », Michel Leclerc a puisé l’inspiration dans sa propre vie, les années 90 et son rôle au sein de la radio associative Télé Bocal. A une époque où Internet n’existait pas, il nous livre ici une comédie, sans détours, sans chichis, mais aussi sans organisation. La réalisation est brouillonne, parfois sans queue ni tête, finalement très raccord avec l’histoire délirante du long-métrage. Grâce à cette légèreté de ton et d’image, les péripéties contées par Michel Leclerc sont le plupart du temps simplement drôles. Et la brochette d’acteurs dont nous délecte le réalisateur est savoureuse : Maïwenn, Sara Forestier ou encore Eric Elmosnino. Mais celui qui signe son meilleur rôle, c’est Félix Moati, le jeune Victor qui découvre la vie derrière les caméras farfelues de Télé Gaucho. Aperçu entre autres dans « Lol » de Liza Azuelos, le jeune homme s’assure ici un statut confortable auprès des étoiles montantes du cinéma français.

 

Ariane Riou

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