Sophie Delmas / Mamma Mia ! : « C’est une aventure passionnante ! »

La comédie musicale « Mamma Mia ! » sera de passage à Toulouse pour deux représentations les 22 et 23 novembre prochains au Zénith. La chanteuse Sophie Delmas qui interprète le rôle de Donna Sheridan revient sur ses quatre dernières années au sein de la troupe « Mamma Mia ! » Rencontre en toute simplicité.

 

Sophie Delmas, comment êtes-vous arrivée dans l’aventure « Mamma Mia ! » ?

Tout simplement à l’issue d’un gros casting qui a eu lieu à Paris, avec pas moins de 4 ou 5 tours d’audition. Les producteurs sont très minutieux quant à leur recherche du premier rôle. Ils doivent faire le tour des appréciations vocales, des émotions qui en ressortent mais faire également travailler des scènes jouées, évaluer la prestation de chaque candidat, voir comment ils s’adaptent aux personnages attribués.

 

Pouvez-vous nous parler de votre personnage Donna ?

J’interprète le rôle d’une quarantenaire, célibataire, célibattante et mère de Sophie, une jeune fille de 20 ans qui va se marier. Mais à la veille du mariage, ma fille ne se sent pas totalement aboutie si elle ne connaît pas l’identité de son père. Donna a connu plusieurs aventures auparavant, elle pense savoir qui est le père de sa fille, mais sans certitude. Sophie tombe alors sur le journal intime de sa mère sur lequel elle a écrit sa vie passée et découvre qu’elle a trois pères potentiels. Persuadée qu’elle va le reconnaître de suite, elle décide de leur envoyer une invitation, à laquelle ils répondent présent. Mais là, elle ne le reconnaît pas du tout. C’est un choc incommensurable pour Donna qui se voit renvoyer d’un coup violemment dans le passé. Avec l’un des trois, elle a connu une passion qui s’est mal terminée. Il y a beaucoup de rancœur, de choses à régler. C’est un énorme chamboulement pour tout le monde…

C’est l’histoire de la vie…

Tout à fait. Nous parlons d’amour, d’amitié, de relation mère-fille. Il y a également la passion, la déception et la trahison.

Comment avez-vous appréhendé le rôle ?

Je suis allée voir le spectacle à Londres pour me rendre compte de ce que cela représentait. J’ai été rassurée car j’ai eu le sentiment que le rôle n’était pas loin de moi. Puis j’ai beaucoup travaillé la comédie car à la base je ne suis qu’interprète. Cela été une merveilleuse école pour moi.

Comment arrive-t-on à endosser un rôle qui a été interprété par plusieurs personnes dans le monde ?

Ce qui est super, c’est que l’on a l’impression de le créer soi-même. Dans chaque pays, le casting a été différent. Comme chacun l’interprète dans sa langue maternelle, on a la sensation que le spectacle nous appartient. On ne copie personne. La star, c’est « Mamma Mia ! ». Toute la communication se fait autour du spectacle et non pas sur les interprètes. Nous sommes également dirigés par l’équipe créative anglaise, qui elle, va dans le monde entier. Connaissant par cœur le show, les rôles, le caractère de chacun, elle nous laisse cette liberté d’approche personnelle tout en sachant très bien où elle doit nous amener.

 

Cela fait quatre ans que vous représentez « Mamma Mia !» Comment décririez-vous ce succès ?

Il y a déjà les chansons d’« Abba », qui sont merveilleusement bien adaptées en français. C’est vraiment du théâtre-musical. Le tout fusionne naturellement. Nous nous sommes offert pendant quatre saisons le luxe de partir en tournée, ce qui n’est pas rien. En toute objectivité, le spectacle est formidable, sans cela nous ne serions pas à un million de spectateurs et à 620 représentations.

Justement, les chansons d’« Abba », sont connues et reconnues, n’est-ce pas déroutant de les interpréter en français ?

Le temps d’adaptation a été très court, car cela a « sonné » très bien rapidement. En général, la première chanson très connue est « Money, money ». Une fois cette dernière interprétée, dans la tête des gens le français est enclenché, et cela fonctionne très bien.

 

Le spectacle s’arrête prochainement. Comment voyez-vous l’avenir ?

Pour moi c’est mon plus beau rôle, je me prépare à un deuil. Ca ne me rassure pas de me dire qu’à partir du mois de janvier, je n’aurai plus rien de concret. J’espère et j’aspire à vivre encore plein de belles aventures. Là, j’ai quelques castings qui s’annoncent, je repars à zéro. Après, j’arrive à un âge, où je suis passionnée par la transmission. J’ai donc créé un atelier de théâtre-musical amateur en banlieue parisienne. Je fais du coaching d’artistes, mais également en entreprise.

 

Propos recueillis par Elsa Nardari



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