Song for Marion, de Terence Andrew William: Petit bijou anglais

Marion est tout ce que le charme anglais a de plus pétillant. Elle aime la vie, elle aime chanter et elle aime son mari, Arthur. Lui est tout ce que le sarcasme anglais a de plus attirant. Il râle sans arrêt, mais il aime sa femme. Lorsqu’elle n’est plus là, une part de sa joie devient sienne. Bercé par les chants groovy et mélodieux de la chorale de Marion, le film est le rayon de soleil de ce printemps si morose. L’amour, la mort, la vieillesse, la jeunesse, tout y passe. Et plus rien ne fait peur. Tout est dosé allègrement pour que le spectateur soit embarqué tranquillement dans la trame du film et que les transitions entre émotions se fassent dans la douceur. En variant les plans et les effets (Terence Andrew William manie le flou à la baguette) ou en dynamisant le scénario (passer d’une chanson hip-hop interprétée par des mamies, la casquette visée sur la tête, à une déclaration d’amour musicale, ça fonctionne). Le tout est campé par Terence Stamp, magistral en mari bougon et amoureux, qui donne la réplique à la fraîche Gemma Aterton, d’une douceur incomparable à celle de la récente version gore d’Hansel et Gretel. Et finalement, lorsque tous les ingrédients se marient si formidablement, le mélange offre un film savoureux. Voire une crème (anglaise).

 

Ariane Riou



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