Skyfall, de Sam Mendes: Son nom est Bondissant, James bondissant

Un poil rouillé James ? L’usure du métier aurait-elle eu raison de lui ? Que nenni. Lorsque ses capacités d’agent du MI6 sont remises en doute, il sait retomber sur ses pattes. Surtout s’il s’agit de défendre son pays, et plus encore : sa redoutable patronne M. L’attente a été prégnante ces derniers mois. Tout le monde attendait avec délectation cet énième opus de la saga britannique aux allures d’épopée. Sam Mendes a tenu ses promesses. Le film est grisant de subtilité, les acteurs sont éblouissants. Javier Bardem, en méchant torturé et revanchard, signe ici l’un de ses plus grands rôles. A la manière de No country for old men, il est complexe, malfaisant, mais cette fois paradoxalement attachant. Même le corps sculpté de Daniel Craig se voit forcé d’abdiquer. Avec des touches d’humour anglais pince-sans-rire et provocatrices, Skyfall frise le génial grâce à son originalité. Originalité dans la mise en scène, avec des scènes de combat sublimées par des jeux de lumière. Originalité aussi dans le scénario, avec comme pièce maîtresse la relation alambiquée entre 007 et M., et la volonté d’absoudre toute intrigue compliquée. Bref, certaines heures dans une vie s’égrainent dans l’oubli. Ces deux heures-là passent à la postérité.
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Ariane Riou



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