Savages, d’Oliver Stone: Sans queue ni tête

Plages paradisiaques et bains de sang. Welcome to California ! Dans une magnifique villa qui surplombe Laguna Beach, trois colocataires vivent en con-cul-binage, et cultivent avec amour, gloire et beauté, de fumeux plants de cannabis dont le succès interplanétaire n’est plus à défendre. Or, chez leurs voisins mexicains, la jalousie, c’est sanguin. contée par la suave voix de Blake Lively qui interprète la belle Ophelia, l’histoire commence fort. Autant s’accrocher au siège, Oliver Stone n’a pas choisi de jouer sur la corde mélancolie. La corde intrigue non plus. Et pour cause, quelques minutes suffisent à analyser la teneur du film, son sens -s’il existe- et la valeur de ses personnages. Reste à supporter les quelques scènes monstrueuses de torture et autres activités américano-mexicaines sympathiques. Car si le sang coule à flot, le suspense se distingue difficilement d’entre ces mares écarlates. Le casting, si alléchant soit-il, déçoit dans son immense potentiel. La prestation de Salma Hayek frise le ridicule, Blake Lively n’est que l’ombre d’elle-même. Seul Benicio del Toro sort du lot et tient son rôle de drogué sanguinaire et impétueux. Cruel, peut-être parfois excessif, mais remarquablement bien interprété. Les voies impénétrables des barons de la drogue d’Amérique auraient peut-être dû le rester.
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Ariane Riou



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