Samuel Juillot et Arnold Oswald, curieux cafetiers

Deux scientifiques originaires de la région toulousaine ont ouvert en avril dernier l’Eurekafé, au cœur de la Ville rose. Un ‘’café des curiosités’’ où l’on paye juste le temps passé à l’intérieur et où l’on parle de sciences de manière conviviale et décontractée.

eurêkafé
© Franck Alix

Compères

« Mes premiers souvenirs d’enfance débutent après avoir rencontré Samuel Juillot », plaisante Arnold Oswald. Leur histoire, c’est d’abord celle d’une amitié ancienne entre ces deux beauzellois qui a perduré, malgré des trajectoires professionnelles différentes. Quand Arnold Oswald, devenu ingénieur, gagnait un concours de vulgarisation scientifique, Samuel Juillot terminait sa thèse en biotechnologies. La passion des sciences les a finalement réunis sur le projet de l’Eurekafé.

Anti-café

S’éloignant du modèle de bistrot traditionnel, le lieu qu’ils ont élaboré s’est inspiré d’un concept en vogue, notamment au Québec où l’on ne paye que le temps passé dans l’établissement. Café, livres, jeux… chaque service est en libre accès et inclus dans le tarif unique. « Cela nous libère du temps pour monter les dizaines de projets que l’on a en tête pendant que chacun profite du site. »

Astucieux

Une ficelle pour faire apparaître un écran pliable, des tiroirs sous les banquettes, « On a pensé l’endroit en fonction de ce qu’on voulait y faire », expliquent-ils. Cet esprit du système D leur vient à la fois de leurs études mais aussi de leur passage plus jeunes chez les Éclaireuses et Éclaireurs unionistes de France, un scoutisme laïque qui leur a transmis un certain sens de la débrouillardise collective en gardant une touche ludique.

Sciences pop’

S’ils revendiquent leur attachement à la science, Arnold Oswald et Samuel Juillot ne veulent pas tomber dans la caricature du scientifique enfermé dans son laboratoire. Dès la fin de sa thèse, le premiersentait « l’importance d’expliquer ce qu’il faisait». De petites soirées entre amis à des mini-conférences s’est aiguisé chez eux ce goût pour le partage des savoirs. Ils ont choisi de le diffuser au plus grand nombre, dans leur établissement.

Ouverture

« On voulait être dans le centre de Toulouse, pour attirer un public large », soutient Arnold Oswald. Passionnés, chercheurs, mais aussi artistes en résidence… l’essentiel est « de mettre en lien tous ces réseaux et leur donner un espace pour se rencontrer », ajoute Samuel Juillot. Pourquoi pas autour d’un café ?



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