Saison Indienne à Toulouse

Regards croisés de Swati Gupta la plus Toulousaine des artistes indiennes et Christophe Lèguevaques, le plus Toulousain des avocats parisiens. Avec une équipe de passionnés qui se dépensent sans compter, ils nous invitent à la découverte d’un pays si loin si proche : l’Inde. Il est plus que temps de (re)construire des passerelles culturelles, telle est l’ambition de la Saison Indienne à Toulouse et de son festival des cinémas indiens du 2 au 21 avril.

Christophe avec Cow Angélique peinte par Swati- Cow parade Toulouse, août 2012

 

Pourquoi une Saison Indienne à Toulouse ?

Swati : Parce que la communauté indienne y est nombreuse. Elle est attirée par la présence d’AIRBUS et par l’offre universitaire particulièrement complète. Pour les jeunes artistes comme moi, Toulouse apparaît comme une ville dynamique ouverte sur le monde et sur toutes les formes d’art. Je veux créer un vrai échange culturel et artistique avec l’Inde est Toulouse où je passe la plupart de mon temps maintenant.

Christophe : Parce qu’elle n’existait pas ! Et qu’il était impensable que Toulouse passe à côté d’un pays qui compte 1,3 milliards habitants et qui est au début de sa grande transformation. Nous devons redécouvrir l’Inde et devenir des alliés de son développement durable et partagé. Toulouse peut apprendre et apporter et réciproquement.

 

Pourquoi un festival des cinémas indiens ?

Christophe : Le pluriel est important, le cinéma indien est aussi divers et fécond qu’a pu l’être le cinéma européen. On ne peut pas confondre un film de Fellini ou Trufaut avec Bergman ou Fassbinder ou Almodovar. C’est pareil en Inde. Il y a les usines à rêve « made in Bollywood » et puis il y a tout un tas de cinémas qui décrivent la situation sociale dans sa dureté et sa sombre beauté.

Swati : le cinéma indien est à l’image de la culture indienne : foisonnant. Richesse, des styles, des formes, des histoires. Avec le cinéma, nous souhaitons initier le public toulousain à la culture indienne qui entretient des liens méconnus avec la culture occidentale.

 

D’où la nécessité d’ouvrir la porte sur tous les aspects culturels ?

Swati : Sortir des clichés sur l’Inde, montrer l’Inde d’aujourd’hui. Donc à côté du cinéma, nous proposons une immersion par les arts visuels (expositions photographies et peintures), quelques spectacles de danse, un défilé au Carnaval de Toulouse et par des conférences.

Christophe : Si Toulouse métropole veut nouer des liens avec la grande métropole d’avenir qu’est Bangalore, pour être à la pointe des TIC et des biotechnologies avec l’Oncopôle, comme on peut l’être aujourd’hui avec l’aéronautique et le spatial, il faut partir à la découverte de ce monde passionnant. Je veux faire vivre cette pensée de Jean-Pierre Vernant  « Pour être soi, il faut se projeter vers ce qui est étranger, se prolonger dans et par lui. On se connaît, on se construit par le contact, l’échange, le commerce avec l’autre. Entre les rives du même et de l’autre, l’homme est un pont »



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