Les Lapins Crétins: Promenons-nous dans les bwaaah !

Un an déjà que l’aventure de la bande à dessinée « Les Lapins Crétins » a débuté pour Romain Pujol. Sélectionné pour en être le dessinateur, le Toulousain revient sur les derniers mois qui se sont écoulés et qui ont changé sa vie. Rencontre avec un jeune homme plein d’avenir.

 

Romain Pujol, cela fait à présent un an que vous dessinez les Bandes-Dessinées « Les Lapins Crétins ». Vous en êtes déjà au troisième tome. Jusqu’où allez-vous aller comme ça ?

Pour « Les Lapins Crétins », là, ça ne dépend pas de moi. Mais j’espère le plus loin possible ! Avec Thitaume le scénariste, nous nous amusons vraiment à faire cette série. Nous ne voulions pas nous contenter de raconter une histoire que l’on peut retrouver dans les jeux vidéo « Les Lapins Crétins ». Nous désirons amener une valeur ajoutée comme par exemple créer des jeux au sein de la BD… Nous sommes contents car les retours sont positifs. Il y a tout de même un retour négatif qui concerne les gags muets, la BD se lit trop rapidement.

Vous allez y remédier ?

Nous essayons de le faire à chaque album en rajoutant du contenu et des mini-jeux. Nous sommes très attentifs aux critiques pour ne pas refaire les mêmes erreurs. Pour l’instant, je trouve que chaque tome est meilleur que le précédent.

 

Comment s’est déroulée cette année ?

Très bien. Pas mal de pression. Le plus impressionnant, c’est le stress à gérer ainsi que les délais à respecter.

 

Avec Thitaume le scénariste pour la BD, votre binôme, comment appréhendez-vous un nouveau tome ?

Nous passons en moyenne trois voire quatre mois sur chaque album. Nous discutons en amont des scénarii que nous voulons aborder. De ce pas, Thitaume en fait un « storyboard » – un découpage brouillon du scénario chaque scène est illustrée – qu’il me fait parvenir. Dans la continuité, je l’arrange à ma « sauce », puis, nous l’envoyons à Ubisoft. De là, ils les valident, ou pas, s’ils estiment qu’il y a des modifications à apporter. Mais c’est très rare qu’ils n’approuvent pas l’un des gags.

 

Qu’est-ce que cette année écoulée vous a-t-elle apprise ?

Quand on commence au début sur une grosse série dont le tirage est prévu à 80 000 exemplaires, c’est une énorme tension. Ce qui ressort de tout ça, après trois albums, c’est que je me prends moins la tête. J’essaye de ne pas trop me mettre la pression. J’avais peur des délais impartis. Avec le temps, je me suis rendu compte que je pouvais tenir mes engagements. A présent, en parallèle je peux me lancer dans des projets plus personnels.

 

Qu’est-ce que cette expérience vous a apporté ?

Elle m’a permis de déboucher sur d’autres réalisations. En effet, avec Thitaume nous avons un projet jeunesse en commun pour « Wakou » l’un des magazines Milan, où nous sommes tous les deux au scénario et travaillons avec Baptiste, un dessinateur. Mais je travaille également sur une série pour un autre magazine Milan, « Toboggan ». Je suis au scénario et Vincent un ami, s’attèle aux dessins. Pour les deux projets, les histoires sont terminées et seront diffusées en septembre.

 

Quand votre passion pour le dessin est-elle née ?

En fait, j’ai toujours aimé dessiner. Plus jeune, une forme de rivalité artistique s’était installée entre mon frère et moi. Nous avions le même engouement pour le dessin. Il est mon aîné de deux ans et bien évidemment, j’ai toujours voulu rattraper son niveau, faire mieux. Si j’en suis arrivé à ce stade, c’est grâce à lui, et pour ça, je lui suis très reconnaissant. Contrairement à moi, le dessin est devenu pour lui un réel passe-temps. Il a un talent artistique qu’il n’exploite pas encore et préfère développer davantage l’écriture, pour un éventuel scénario.

 

Peut-être une éventuelle collaboration avec votre frère est-elle en pourparlers ?

Ce n’est pas exclu. C’est vrai que nous en parlons de temps en temps. Il a une belle plume, j’aimerais réellement qu’on fasse quelque chose ensemble. Mais il a peu de temps pour lui en ce moment. Peut-être un jour, qui sait ?

 

Quand avez-vous fait vos premiers pas dans le monde de la BD ?

J’ai commencé en 2007 avec mon blog « dailyrarium ». A l’époque du lycée, je l’ai créé pour m’amuser mais également pour avoir un rythme de production. Petit à petit, les visites ont augmenté avec une telle rapidité que j’ai réussi à me faire un réseau de contacts conséquent. Dès lors, j’ai été invité à des festivals comme notamment le « Festiblog » destiné aux auteurs de Bandes-Dessinées.

 

Au-delà des projets évoqués auparavant, avez-vous l’intention de travailler sur une BD que vous produirez entièrement de bout en bout ?

C’est une envie présente bien avant l’aventure des Lapins Crétins. Sur mon blog, il y a déjà mes personnages, mon univers… Au vu des bons retours que j’avais, je voulais en faire une BD. Depuis peu j’y repense. Je vais me replonger dans mes anciennes planches, et pourquoi pas les proposer à un éditeur ? Puis, j’aime beaucoup scénariser. Je suis encore débutant dans le domaine, mais c’est un travail qui me plaît. Je ne sais pas si je ferai toujours de la Bande Dessinée pour métier, c’est quelque chose qui me passionne, et ça me passionnera toujours. Mais à côté de ça, j’ai envie de m’essayer à d’autres supports comme par exemple les scénarii pour la télévision, le cinéma.

 

 

Propos recueillis par Elsa Nardari

 

 

Identité

Né le 1 er janvier 1989

2006 : Il obtient le 2ème prix de la catégorie « Teenagers» au concours BD de Colomiers.

2007 : Il crée un blog « dailyrarium » où il présente son univers et ses personnages délirants.

2011 : Il obtient sa licence d’Arts Appliqués à la faculté de Sciences Humaines du Mirail

Juin 2012 : Publication du 1er tome des Lapins crétins. 



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