Rockbox : Du rock en fanfare

Le 8 novembre prochain, La salle le Bascala à Bruguières accueille « La Fanfare Rockbox ». Les cinq musiciens qui la composent, Richard Rethore (Chant mégaphone), Olivier Gadet (Guitare), Jean-Philippe Vié (Soubassophone), Nicolas Coulon (Caisse claire), Fabien Tournier (Grosse caisse), proposent des reprises de rock des années 70 avec pour particularité, une interprétation en fanfare. Cette formation originale issue de la région toulousaine n’a pas fini de faire parler d’elle. Actuellement en tournée en Angleterre pour faire la première partie de Deep Purple, Jean-Philippe Vié prend tout de même le temps de répondre à nos questions. Rencontre.

 

Depuis quand date la création du groupe ?

Le groupe a cinq ans d’existence. Je l’ai créé parce que j’étais tout simplement passionné de musique et plus spécialement du rock des années 70. A la base, nous sommes avant tout une bande d’amis. Suite à un pari avec les autres membres du groupe, nous nous sommes décidés à faire une répétition  pour savoir si nous étions compatibles instrumentalement parlant.

 

Il y a trois ans, vous avez accédé à la demi-finale de l’émission « La France à un incroyable Talent ». Qu’est-ce que cette expérience vous a apporté ?

La médiatisation nous a beaucoup aidés. Elle a déclenché beaucoup de choses, notamment de belles rencontres. A partir de là, nous avons pu élargir notre cercle de connaissances. Puis, le bouche-à- oreille est essentiel, il nous a permis d’enchaîner et de programmer des dates de concert. A présent nous vivons une belle aventure. Nous avons fait des premières parties, pour en citer quelques-unes : Scorpion, Roger Hodgson, M. Pokora, Deep Purple, Louis Bertignac…

 

En cinq ans, vous avez eu une ascension fulgurante. Comment l’expliquez-vous ? 

Notre répertoire s’inspire de morceaux connus du grand public que nous interprétons avec beaucoup de plaisir. Même si les gens ne connaissent pas toujours l’interprète ou les paroles, ces chansons ont été vendues en millions d’exemplaires. Aux premières notes jouées, spontanément le public va fredonner l’air. Que ce soit ACDC, Led Zeppelin, les Beatles… La musique que l’on joue, est un repère pour les gens car elle a traversé toutes les générations.

 

Quel est le concept de la Fanfare Rock Box ?

C’est une fanfare qui peut jouer au milieu de gens qui apprécient le rock des années 70. La formation comporte deux percussionnistes qui réalisent le travail d’un batteur. Puis, un guitariste pour lequel nous avons fabriqué un « cartable » dédié à l’amplificateur, afin qu’Olivier soit autonome et pas branché au secteur. Pour ma part, je fais l’équivalent de la basse au soubassophone et pour le chant, n’ayant pas de sono, nous avons opté pour un mégaphone. Cette formation est originale car nous pouvons tout aussi bien jouer devant une terrasse de bar, en plein milieu d’un champ, ou de manière plus classique, sur une scène.

 

Vous êtes tout terrain…

(Rires) On essaye de l’être, mais nous ne voulons pas faire n’importe quoi pour autant.

 

Est-ce compliqué de faire du rock en fanfare ?

C’est compliqué contrairement à ce que l’on pourrait s’imaginer. Olivier, le guitariste, qui connaît très bien ce style de musique, dit que de tous les groupes qu’il a intégrés, « Rock Box » est le plus complexe. Nous ne sommes pas cachés derrière une sono, ni derrière des éclairages. Nous sommes au milieu des gens, nous ne pouvons pas tricher.

 

En première partie de Deep Purple en Angleterre

 

On vous qualifie d’« Ovnis du rock »…

Oui, suite à notre participation à l’émission « La France a un incroyable talent », nous avons été qualifiés d’« Ovnis du rock ». Au début nous étions gênés. A présent, on se dit « pourquoi pas ? » C’est devenu une marque de fabrique. Je pense que nous sommes les seuls à avoir un tel concept.

 

Vous êtes actuellement en tournée en Angleterre pour faire la première partie de Deep Purple…

C’est incroyable, nous avons du mal à réaliser! Nous vivons une aventure exceptionnelle ! La semaine passe à une allure, et dire qu’elle s’achève déjà vendredi (18 octobre ndlr) !

 

Qu’est ce qui attend le public qui viendra vous voir jouer au Bascala le 8 novembre prochain ?

A Bruguières, nous serons à résidence pendant trois jours. Nous allons avoir le temps de travailler sur le son et les jeux de lumières. Nous proposons 1h30 de concert où nous donnons un maximum au public. Cela nous demande beaucoup d’énergie. Puis, nous allons partager la scène avec nos amis les Funky Style Brass. Nous espérons que les personnes seront nombreuses à nous soutenir.

 

Propos recueillis par Elsa Nardari



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