Roch Voisine « Un best of déguisé »

Le 11 février prochain Roch Voisine sera de passage au Casino Théâtre Barrière. Pour les plus nostalgiques, l’interprète d’«Hélène» revient avec l’album « Duophonique » dans lequel il revisite ses anciens tubes en duo accompagné d’un orchestre symphonique. Rencontre.

 

 

Pouvez-vous nous parler de votre album « Duophonique » ?

J’ai repris les chansons des albums qui composent ma carrière avec un orchestre philarmonique. La particularité est que je les interprète en duo avec entre autres Patrick Fiori, Patricia Kaas, Elisa Tovati, Cœur de Pirate, Chimène Badi etc… La liste est longue ! C’est une sorte de best-of déguisé.

 

Vous avez 22 albums à votre actif. Cela n’a pas dû être une mince affaire pour faire le choix des chansons…

Pas tant que ça au final. En fait, ce n’est pas moi qui les ai choisies, mais vous (le public, ndlr) ! (Rires) Ce projet a été mis sur pied pour souligner la « Rochmania » des années 80-90.

 

Plus sérieusement, comment ce disque a-t-il vu le jour ?  

En discutant avec ma maison de disques. Nous en sommes venus à parler d’un album composé de duos. Pour ma part j’ai voulu apporter le côté orchestral. C’est pour cette raison que nous sommes allés à Prague chercher un Orchestre. Le rendu est magnifique, cela me fait penser à de la musique de films.

 

C’est la première fois que vous jouez avec un Orchestre philarmonique…

Oui. C’est le premier album pour lequel je suis accompagné d’un orchestre. J’ai toujours aimé les ensembles philarmoniques. Toutefois, il faut savoir que ce n’est pas ma première expérience en la matière. Lors de la précédente tournée acoustique au Canada, il y a quelque temps de cela, certains soirs, il nous arrivait de jouer avec un orchestre philarmonique. Ce n’est pas seulement sublime, c’est une expérience extraordinaire. Je suis content d’avoir fait ce disque et de l’avoir partagé avec tous ces artistes. C’est magnifique.

 

Pourquoi avoir collaboré avec l’Orchestre de Prague ?

Tout simplement parce qu’ils sont habitués à de tels événements. Ils jouent régulièrement avec des chanteurs, chanteuses de styles différents. Ils ont une capacité d’adaptation incroyable.

 

Comment le choix des artistes s’est-il fait ?

J’ai tout d’abord fait le choix d’artistes pour lesquels j’avais le plus d’affinités. Par la suite, j’ai pu établir une liste de chansons. J’ai essayé de les associer à la personnalité, la voix des chanteurs/chanteuses. Pour vous citer un exemple, Isabelle Boulay est fan de country. Partant de là, je trouvais normal de chanter ensemble « Berceuse du petit diable ». Il y avait d’autres chansons qui avaient besoin de voix puissantes, j’ai donc fait appel à Chimène Badi, Patrick Fiori… Avec Patricia Kaas, nous avons déjà partagé un duo aux Restos du cœur il y a quelques années, qui a fait un carton. Je me voyais mal faire cet album sans elle.

 

C’est un travail complexe, vous avez dû revoir tous les arrangements…

Oh oui ! A l’époque, ces chansons n’étaient pas destinées à être chantées en duo. La plupart des voix sont féminines, donc j’ai dû tout modifier pour les adapter au mieux. Puis, heureusement que la technologie s’est développée. Cela nous a permis de faire des duos sans nous déplacer. Avec certaines personnes nous avons collaboré par Skype. Malgré tout, cela nous a permis d’avoir une grande variété d’artistes. Cet album a été réalisé en un temps record puisque nous n’avons mis que trois mois pour le faire.

 

Comment se déroulent ces concerts ?

C’est un concert best of. Il y a de tout. Des chansons plus anciennes complétées avec des plus récentes. Peut-être, lors de certaines dates, il y aura certaines surprises, notamment des versions de « Duophonic » ou encore de « Forever Gentlemen ». C’est un concert qui bouge beaucoup. Nous sommes nombreux sur scène. Je suis accompagné de musiciens doués, avec qui j’ai fait la tournée « Americana ».

 

Qu’entendez-vous par « surprise » ? Faudra-t-il faire appel à la technologie pour avoir ce panel d’artistes lors de vos concerts ?

(Rires) Non pas de technologie. Des artistes se joindront certainement à nous, mais je ne sais ni où, ni quand. Nous essayons de faire notre maximum, mais tout cela dépend de la disponibilité des gens.

 

« Forever Gentlemen »

 

En parallèle, vous avez participé à « Forever Gentlemen » (album interprété par 16 artistes, chanteurs et/ou acteurs, qui reprennent en duo ou trio les plus grands standards des années 50 et 60, ndlr) qui est déjà double disque de platine. Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce projet ?

D’abord et avant tout la musique est extraordinaire. Ce sont de grands classiques interprétés par des chanteurs incroyables. Face au temps, ces mélodies sont inaltérables. C’est vraiment de toute beauté. Puis il y a cette camaraderie entre nous, le fait de pouvoir chanter ensemble… Le projet a déjà bien avancé. Nous avons tourné quelques clips, notamment en Corse. Puis, nous venons d’enregistrer la grande émission de « Forever Gentlemen » qui sera diffusée le 4 janvier sur France 2. C’est une expérience géniale. J’ai chanté « My way » avec Paul Anka. Que demander de plus ?

 

Vous serez prochainement à Toulouse. Avez-vous un mot pour les Toulousains ?

Dans un premier temps nous allons beaucoup nous amuser. Ça vaut la peine de se joindre à nous pour passer un agréable moment !

 

Propos recueillis par Elsa Nardari

 



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