Robi « La musique, c’est parti d’un défi, d’une envie et c’est devenu une nécessité »

Robi, de son vrai prénom Chloé Robineau sera à la Dynamo le 11 juin prochain. Elle vous fera découvrir son univers bien à elle au travers de son dernier album « L’hiver et la joie ». Rencontre.

 

Pouvez-vous nous parler de votre parcours musical ?

J’écris depuis l’adolescence. Mais, j’ai réellement commencé la musique à l’âge de 19 – 20 ans. Suite à une rencontre déterminante avec une personne de ce milieu. Je lui ai montré mes textes, il m’a encouragé à continuer dans cette voie et de les mettre en musique. C’est parti d’un défi, d’une envie réelle et c’est devenu très vite une nécessité.

 

Comment avez-vous fait pour continuer dans cette voie ? 

J’ai fait un premier album secret, et je tiens à ce qu’il le reste (rires) aux alentours de 22-23 ans, que j’ai autoproduit. Je n’ai cessé de faire de la musique depuis. Mon dernier projet « L’hiver et la joie » a une visibilité que les autres non pas eu. Je donne l’impression de débuter à peine mais ça fait plus de 10 ans que je fais de la musique.

 

Votre dernier album est « L’hiver à la joie », pourquoi l’avoir appelé ainsi ?

Car cela me décrit bien. « L’hiver à la joie », c’est à la fois, l’hiver et la joie en contradiction l’un de l’autre, mais également associé l’un à l’autre. J’ai un rapport très conflictuel avec l’hiver. Je l’ai découvert à 18 ans à mon arrivée sur Paris après autant d’années d’été éternel. Je suis une enfant d’expatriés, j’ai grandi en Afrique puis sur l’île de la Réunion avant de m’installer à Paris. Ça a été un grand choc. Je traverse l’hiver comme une longue nuit, c’est à la fois un peu douloureux pour moi. Mais cette douleur, je la transforme en création. Elle m’apporte un véritable épanouissement. C’est un cheminement étrange.

 

C’est intéressant d’avoir donné un nom à votre album qui n’est pas le titre d’une des chansons qui le compose…

A vrai dire c’était le titre d’un morceau qui finalement n’apparait  pas dans l’album. Ce morceau est non seulement la locomotive de l’album, mais il représente aussi le temps qui est parti tout seul devant, et dont il ne reste que des wagons.

 

Pour quelle raison l’avez-vous enlevée ?

Je ne sais pas, c’est mystérieux…

 

Cet opus est sorti sur votre label, est-ce un choix ou une nécessité ?

C’est un peu des deux. Je n’avais absolument pas envie de faire le tour des maisons de disque avec ce projet qui était un peu personnel, je n’avais pas envie de m’entendre dire comment est-ce que je devrais le faire. C’était une liberté assurée de monter mon propre label.

 

Vous avez plusieurs cordes à votre arc, au-delà de composer et d’interpréter vos chansons vous faites vous-même vos clips. D’où vous vient l’inspiration ?

De la même manière que pour la musique. Je n’ai pas de base d’inspiration. J’essaye d’être à l’écoute de mes envies premières, de mon instinct et de mes sensations.

 

Elsa Nardari



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