«Progrès Son» milite pour faire du bruit

Cette association est la référence du milieu rock à Toulouse. L’interlocuteur idéal pour dresser un état des lieux de la place de la musique dans la ville.

Devant les difficultés innombrables auxquelles sont confrontés les groupes toulousains (pour jouer, pour répéter, pour enregistrer), certaines structures existent pour les encourager et les soutenir. «Progrès Son» fait partie de celles-là. Fondée il y a presque dix ans par des musiciens (Bruit qui court, Face B, Sortie 15, Diogen), elle est aujourd’hui devenue incontournable sur la place toulousaine en termes d’organisation de concerts. Malgré cette renommée croissante, il est complexe pour le monde de la musique qualifié d’«underground» d’entrer en relation avec les pouvoirs publics. C’est le constat dressé par

Fabrice Cabrera

, le président de l’association : «Les élus ne sont pas forcément au courant de ce qui se passe sur le terrain, et ils ne sont pas issus du milieu musical. Nous n’avons aucun rapport avec la région, encore moins avec le département. Seule la mairie dialogue.» Mais quelles sont les revendications portées aujourd’hui par les groupes estampillés «Toulouse» ? Pour Fabrice, «il y a énormément de besoins, avec une carence évidente en lieux, liée avant tout aux problématiques de voisinage et de bruit.» C’est d’ailleurs pour cette raison que l’arrivée de la récente salle de «La Dynamo» (quartier de la Colombette) a été saluée par tous : «C’est une vraie bouffée d’air frais, enfin une salle de concerts en centre-ville.»

Une nouvelle salle à Borderouge

L’avenir direct pour les groupes toulousains, c’est le projet municipal d’une salle de concerts (500/600 places) à Borderouge (avec des locaux de répétitions). La livraison est prévue pour 2013 : «Nous sommes associés à ce dossier-là. Plusieurs associations ont la possibilité de donner leur avis sur le futur fonctionnement de cette salle.» Mais cette nouveauté ne sera pas suffisante pour répondre à toutes les sollicitations. En effet, «Progrès Son» déclare ne pouvoir satisfaire qu’1% des demandes de concerts reçues : «Nous recevons 10 à 15 mails par jour» alerte son président. Il est peut-être temps aux collectivités de prendre leurs responsabilités, et de donner la possibilité à la jeunesse toulousaine d’exprimer son talent. Zebda, Spook and the Guay, Beautés Vulgaires, Greedy Guts… Autant de noms qui comptent dans notre culture. La nouvelle génération est prête… Elle attend de prendre le relais.

Thomas Simonian

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