Les Stentors: Première escale à Toulouse

« Voyage en France » est le titre du deuxième album des Stentors. Le concept, des reprises de grands standards ayant  pour thème les régions de France. Le quatuor (Mathieu Sempere, Sébastien Lemoine, Vianney Guyonnet et Mowgli Laps) nous fera voyager, le temps d’une soirée au Casino Théâtre Barrière le samedi 6 octobre. Rencontre avec Mathieu Sempere.

 

Comment vous êtes-vous rencontrés ? Qui est à l’initiative de ce quatuor ?

Dans le groupe nous sommes deux barytons et deux ténors. Il y a cinq ans, ténors et barytons avaient chanté ensemble. Nous nous sommes rencontrés sur des productions d’opéras du style, « Don Giovanni », « La flûte enchantée » de Mozart… Sébastien Lemoine est à l’initiative du projet. Il nous a proposé de se réunir pour honorer la belle chanson Française avec nos voix d’opéra.

 

Pourquoi avoir choisi comme nom de groupe les « Stentors » ?

A l’opéra on fonctionne toujours avec notre nom et notre prénom ce qui est très bien, mais il était impossible de faire apparaître les noms respectifs de chacun de nous sur la pochette de l’album. Il a donc fallu se creuser la tête pour en trouver un nom, chose pas du tout évidente.

Pourquoi les « Stentors » ? Une expression que nous connaissions tous les quatre qui est « avoir une voix de stentor » – qui signifie avoir une voix puissante. « Stentor » est le nom du guerrier Grec dont la voix était si puissante qu’elle couvrait les cris de cinquante hommes.

 

Deux ténors et deux barytons, la formule idéale ?

Il est vrai que deux et deux est une formule intéressante, nous pouvons couvrir toute une palette de couleurs. Le côté lyrique est apporté par les ténors et le baryton amène ses graves. Nous nous complétons.

 

Comment vous répartissez-vous le travail dans le groupe ?

On ne peut pas dire que chacun a un rôle bien précis. Mais nous avons quand même des catégories différentes. Par exemple pour le spectacle ce sont les barytons qui écrivent les textes que nous allons dire entre les chansons. Chacun a son domaine de prédilection. Pour ma part je m’occupe plutôt des harmonies puisque je suis musicien. Sébastien Lemoine est d’avantage sur les textes, sur l’écriture du spectacle. On discute beaucoup entre nous afin de prendre les décisions à quatre.

 

C’est votre deuxième album, qu’est-ce qui le différencie du premier ?

La différence vient du fait que les arrangements de notre nouvel album ont été réalisés par Florent Bidoyen. Mais surtout c’est le thème qu’on a choisi qui n’existait pas sur le précédent album. Sur le premier CD c’est un mélange des années trente à aujourd’hui, il y avait du Sardou, du Johnny Halliday, du Aznavour…. Tandis que là nous avons pris le thème des régions.

 

Le choix des chansons françaises a-t-il été évident ?

Non cela n’a pas été évident. Nous avons fait une liste de tous les titres de chansons qui parlent d’une région. Il a fallu les adapter à nos voix. Le but n’étant pas de faire un « cover » de ce qui existe. Les chansons originales sont chantées à une voix, nous devions les adapter pour quatre, donc apporter des harmonies par rapport aux originaux. L’intérêt étant d’amener ce côté lyrique et d’en faire la différence avec l’original.

 

Quels étaient vos critères de sélection mis à part le thème ?

Les chansons que nous avons choisies sont des tubes, des chefs-d’œuvre. Sur ces chansons nous avons testé nos voix, certaines ont été retenues, d’autres pas. A contrario pour d’autres, dès le départ il était impossible de les harmoniser et de les embellir.

 

Vous êtes en duo avec I. MUVRINI sur « A voce rivolta », comment est née cette collaboration ?

Cette collaboration est née du premier disque qui est sorti en Suisse dont nous avons cessé la commercialisation une semaine après le lancement de l’album, TF1 étant intéressé. C’est sur un plateau télé en Suisse que nous avons rencontré I. Muvrini. On a tout de suite accroché, des voix Corses mêlées avec des voix d’opéra c’est assez ressemblant. On a bien sympathisé avec eux. De plus nous sommes fan du groupe, de leur voix, de leur univers.

La Corse a des beaux titres, pourquoi ne pas prendre un titre de Muvrini ? Nous voulions qu’il corrige la prononciation on se devait de respecter leur langue qui n’était pas du Français. Puis ça a fini par un « featuring » c’est-à-dire qu’il nous a rejoint pour un duo.

 

Avez-vous eu des retours des interprètes initiaux ?

Il y en a quelques-uns qui ne sont plus là, par contre les personnes qui ont écrit les textes sont encore présents. Mais oui nous avons eu quelques retours. Par exemple pour « Les Corons », notre premier disque, la personne qui a écrit le texte nous a appelé, il veut qu’on le rencontre, qu’on aille chez lui car il a trouvé que notre interprétation était un hommage à Pierre Bachelet et à son texte. Il nous a félicités.

 

Vous interprétez une chanson de Claude Nougaro, « O toulouse », pourquoi l’avoir choisie ?

A la base nos voix ne collaient pas du tout mais nous aimions tous Nougaro pour sa voix de baryton. Son univers bien particulier nous à posé problème car nos voix d’opéra sur sa musique se situant entre la variété et le blues sont des rythmes très différents. Ce qui nous a posé quelques difficultés car nous voulions respecter sa poésie, son univers en y apportant notre touche personnelle sans faire une imitation de Nougaro. Nous sommes assez contents du résultat.

 

Quels sont vos projets ?

Nous sommes en train d’enregistrer un album, une édition spéciale qui va sortir au mois de novembre. Ça sera les chansons du premier disque auxquelles on ajoute quatre nouveaux titres en duos inédits avec Michel Sardou, Céline Dion… accompagné d’un DVD.

 

Propos recueillis par Elsa Nardari

http://www.lesstentors.com/



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