Populaire, de Régis Roinsard : Fifties et machine à écrire

Dactylographie. Si le mot est rarement employé dans la vie courante, son traitement cinématographique cherchait encore un modèle. C’est désormais chose faite avec «Populaire». Ce premier film de Régis Roinsard nous conte la candide histoire d’amour entre une jeune fille en quête d’indépendance – et dans les années 50, indépendance rime avec travail – avec son charismatique patron qui l’entraîne dans un concours avec une toile de fond manuscrite : la dactylographie (la fameuse). Un sujet fou sur le papier, bonifié par un décor à la Mad Men, une reconstitution réussie qui doit beaucoup au directeur de la photographie, Guillaume Schiffman (The Artist, OSS 177, c’est lui !). Etonnamment, le film réussit son pari. Nul doute, il s’agit bien d’une comédie romantique. Oui, tout le monde connaît pertinemment l’issu de l’histoire. Ils s’aiment et leur amour est plus fort que tout. Mais, non, personne ne s’attend à ces péripéties. Et certainement pas être tant amusé. «Populaire» est la surprise comique de cet hiver. Porté par les brillantes prestations de Romain Duris et de Déborah François (magnifique dans L’enfant des frères Dardenne), le long-métrage divertit et conquiert son audience. Populaire, ce film le sera.

 

Ariane Riou

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