Patrick Fiori: En toute humilité…

Patrick Fiori remonte sur scène avec une formule plus intime. Cet artiste de talent vous fera (re)découvrir ses titres qui figurent sur ces albums, peu connus du grand public, sans oublier ses chansons « phares ». Il sera le 15 février à la salle Eurythmie. Rencontre en toute simplicité.

 

Patrick Fiori, vous avez fait la tournée des Zénith suite à la sortie de votre album « l’instinct masculin », une fois cette dernière achevée, vous remettez ça. La scène vous manquez déjà ?

Après avoir amené, jusqu’à la dernière date, la tournée de l’album « l’instinct masculin » qui s’est étalée sur un an et demi, deux solutions se présentaient à moi : soit j’arrêtais, soit je continuais… Comme j’ai voulu continuer, il a fallu donc monter un nouveau spectacle complétement différent. Les personnes qui sont venues assister au concert de « L’instinct masculin » ne verront absolument pas la même chose.

 

A quel niveau le spectacle est-il différent ?

J’ai ajusté un répertoire différent et gardé des chansons « repères » comme « Toutes les peines », « Je sais où elle est », « sans bruit », « quatre mots sur un piano »… Mais 80% du spectacle ont été montés avec des chansons qui ont figuré sur mes albums et qui auraient pu d’après moi être des chansons « single ». Malheureusement Il faut faire un choix lorsqu’un nouveau CD sort. Il faut désigner deux chansons qui passeront à la radio. Celles qui font partie du répertoire de cette tournée, sont celles qui ont été en « carafe » mais qui pour moi sont aussi fortes que les autres. Je n’avais pas envie de les laisser « de côté » donc j’ai monté ce spectacle.

 

Comment avez-vous fait le choix parmi tous vos titres ?

Il n’y a pas spécialement de thématique dans ce que je chante. Je suis tout simplement bien dans mes « pompes », dans la musique. Je me suis dit que si je reprenais tous les titres de « l’instinct masculin », cela allait faire double emploi. C’est la raison pour laquelle je suis allé chercher des titres de mes anciens CD écoutés par les gens qui sont allés cueillir les albums. C’est pour cela que j’ai voulu les mettre au goût du jour.

 

Que voulez-vous dire par « les mettre au goût du jour » ?

Il y a un changement au niveau de l’interprétation. Elle est différente parce qu’elles (ndlr les chansons) ont muri ainsi que les arrangements. Il y a deux mondes différents : le studio et la scène. La première étape est l’enregistrement en studio où nous faisons de la « grande cuisine ». Puis il y a la scène où je n’aime pas faire exactement ce que l’on peut trouver sur mes albums. J’ai envie de proposer des choses différentes. Le plus plaisant est de trouver un autre papier cadeau pour une chanson et sur scène lui donner une autre vie. Tout cela sans la dénaturer vraiment, seulement la faire découvrir autrement, c’est ça qui est intéressant !

 

Vous êtes un homme de scène ou un homme de studio ?

Je suis un homme tout court ! (Rires) Je suis les deux en fait mais j’ai tout de même une petite tendance pour la scène.

 

Après les Zénith, vous avez opté pour une formule plus intime en écumant les petites salles pour quelles raison ?

J’avais envie de recréer une proximité avec le public. J’apprécie les petites salles car je suis proche des gens, je peux voir leurs yeux. Cette approche me fait me sentir bien, comme à la maison. C’est un sentiment agréable.

 

C’est ce qui vous a manqué lors de la précédente tournée ?

Oui quelque part. Je me suis régalé de faire des Zénith où les gens étaient venus nombreux. Mais j’aime quand cela se passe en intimité. J’ai l’impression qu’il n’y a plus de filtre entre le public et nous.

 

Comment va se dérouler le concert ?

D’une manière très simple, très cool ! Je peux vous dire que je serai au piano pendant trois-quatre chansons, ça embraye gentiment puis ça montera crescendo… Ça commence à monter en volume puis à la fin du spectacle, c’est la guerre atomique ! (Rires)

 

Concoctez-vous quelques surprises pour votre public ?

(Rires) Oui il y aura une surprise au milieu du show. Depuis deux-trois ans, j’ai fait quelques duos que ce soit avec Zucchero, Gérard Lenorman, Jean-Jacques Golman, Johnny Hallyday… Comme je ne peux pas avoir tous ces artistes avec moi sur scène, je me suis dit qu’il fallait que j’évoque tout de même ces duos. Il a fallu que je cherche un artiste pour pouvoir m’accompagner et je l’ai trouvé… C’est le public ! Les gens se laissent emporter sur ces titres, c’est génial ! Et puis pour moi, cela me permet de faire un petit clin d’œil à ces artistes et à ces hommes qui m’ont fait confiance et qui ont désiré faire un duo un jour avec moi.

 

Avez-vous un rituel avant de monter sur scène ?

Aucun. Je mange des pâtes, au beurre de préférence ! Non je n’ai pas de rituel. Ah si… Je me lave les dents pour être sympa avec les gens avec qui je travaille ! (rires)

 

Votre tournée va prendre fin à la fin du mois de mars. Quels sont vos projets pour la suite ?

Je vais essayer de me reposer avant tout car je vous avoue à force de prendre les avions, les bus, les trains etc… je suis un peu fatigué, mais il y a pire. Je vais préparer certainement mon prochain album. Je suis sur des projets qui concernent d’autres artistes pour de nouvelles propositions de chansons. Mais avant tout je vais essayer de finaliser cette tournée-là.

 

Avez-vous un mot pour votre public montalbanais ?

Ce que je peux leur préconiser : Dormez bien, mangez bien et reposez-vous bien car nous allons passer un moment où nous allons nous éclater ! Soyez plein d’énergie parce que nous, nous en avons à revendre.

 

Propos recueillis par Elsa Nardari

 



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