Oggy et les cafards, d’Olivier Jean-Marie: Cafard-naüm

Quinze ans plus tard, après le tout premier épisode du dessin animé français, on prend les mêmes et on recommence. Cette fois-ci, un peu plus long, puisque les gags cartoonesques d’Oggy à la poursuite de cafards, font l’objet d’un long-métrage, découpé en quatre épisodes. Tout y est. Mais ce qui faisait rire pendant dix minutes, le temps d’un épisode, réussit difficilement à fonctionner pendant 1h20. On sourit au début, puis on finit par s’ennuyer, devant des gags parfois assez redondants. Surtout que le grand principe d’Oggy et les cafards, c’est la course poursuite muette. A un moment, on finit par se lasser du concept, aussi rigolo soit-il. Le dessin animé est tout de même reboosté par des petits clins d’œil cinématographiques, qui font sourire les plus grands. Sherlock Holmes, Cendrillon, Star Wars… la mise en abîme est réussie. Finalement, ce qui fonctionne le mieux, c’est le découpage du film. 4 épisodes, 4 époques, de la préhistoire à la future version science-fiction. Et l’animation évolue en même temps, puisque Oggy et les cafards s’achève en images de synthèse. La forme est réussie, le fond lui aurait plus tendance à foutre… le cafard !

 

Ariane Riou



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