Max Boublil L’« ado éternel »

Véritable phénomène du web, Max Boublil s’est fait connaître en postant sa première chanson « Ce soir tu vas prendre » en 2007 sur Youtube. Depuis l’humoriste a fait du chemin. Il parcourt les routes avec son one man show « En sketches et en chansons » dont le concept est de tout raconter… en chansons et en sketches ! En parallèle, Max Boublil est également coscénariste au cinéma dans « Les gamins ». Il sera le 15 mai au Casino Théâtre Barrière à Toulouse. Rencontre en toute simplicité.

 

Max Boublil, le public vous a découvert sur la toile. Vous avez fait vos débuts en 2007 avec votre 1er tube « Ce soir tu vas prendre ». D’où vous vient l’inspiration?

(Rires) Je ne sais pas d’où cela me vient. J’avais envie d’écrire des « chansons-surprises » ! J’aime bien surprendre avec un couplet « timide » et un refrain qui « interpelle » les gens. Au début je me suis lancé dans ce domaine parce que je voulais faire rire les gens, que l’on parle de mon spectacle… Avant toute chose je voulais être en décalage !

 

Il y a tout de même un thème récurrent dans vos chansons : les femmes. Elles vous inspirent…

Oui ! (Rires) Après c’est du 7e voire même du 11e degré ! Mais c’est tout de même drôle puisque la majorité de mon public est féminin.

 

Justement comment réagissent-elles ? 

Elles adorent puisqu’elles sont très nombreuses à chaque représentation. Elles se lèvent pendant les chansons, elles connaissent même les paroles ! Ce sont les premières à aimer ce genre d’humour. Elles sont bon public !

 

Votre one man show est destiné à un public spécialement féminin ?

Non du tout ! Je parle de différents sujets où tous les adultes autant les hommes que les femmes peuvent se retrouver. Il y en a pour tout le monde !

 

Tout au long de votre spectacle vous alternez sketches et chansons. Au fond de vous avant d’être humoriste, vous vouliez être chanteur ?

(Réflexion) Ben peut-être… Mais mon problème est, dès que j’ai une guitare dans les mains, il faut que je chante une connerie pour que l’on m’écoute, sinon cela ne fonctionne pas. Je pense que si j’avais chanté « Qui a le droit » de Patrick Bruel, personne n’aurait prêté attention, je ne suis pas crédible. En revanche, quand j’interprète « J’aime les moches », j’obtiens l’effet escompté !

Malgré le fait que j’alterne sketches et chansons, je suis humoriste avant tout, mes chansons sont un peu des sketches en elles-mêmes…

 

Vous abordez des thèmes assez larges dans ce spectacle dont notamment votre parcours par l’intermédiaire d’internet…

Je parle un peu de tout, des sujets qui m’intéressent du haut de mes 33 ans. Effectivement je parle inévitablement d’internet car c’est un outil que j’apprécie. J’aborde le thème du couple en général, de l’usure, du cap des trois ans… Je parle de l’adolescence, de la cantine scolaire car au fond de moi je reste un ado éternel !

 

Vous vous inspirez de votre vécu ?

Tout à fait, c’est ma première source d’inspiration. Pour citer un exemple, j’ai écrit une chanson sur le racisme. J’ai eu quelques différents avec le rappeur Alibi Montana. Cela m’a inspiré pour faire un sketch sur le rap avec cette chanson dont je me sers pendant mon spectacle. Et puis j’explique au travers de ce one man show que depuis « J’aime pas les moches », j’ai du mal à aller voir les filles, à les approcher parce qu’elles pensent que je les drague parce qu’elles sont moches, et c’est vrai ! (Rires)

Cela reste embêtant pour les femmes…

Eh oui ! (rires)

 

Côté cinéma…

 

Au-delà du one man show, il y a également le cinéma. De quand cette passion date-t-elle ?

De bien longtemps. Tout petit déjà, je rêvais de faire du cinéma. J’ai passé ma vie dans les salles obscures. Dès que j’avais du temps libre, je le passais à regarder des films.

 

Quel ressenti avez-vous à présent que vous tournez aux côtés de Monica Bellucci et Kad Merad dans « Des gens qui s’embrassent » ou encore Alain Chabat dans « les Gamins » ?

C’est une grande satisfaction de jouer dans la cours des grands.

 

Quel regard portez-vous sur votre premier film « Les Gamins » dont vous êtes coscénariste aux côtés du réalisateur Anthony Marciano ?

Je suis très content car dès la sortie du film, nous avons eu beaucoup d’entrées. Nous (Max Boublil et Anthony Marciano, ndlr) avons travaillé sur ce projet trois ans et demi, c’est notre bébé, nous pouvons en être fiers !

Quels sont vos projets pour la suite ?

Depuis quelque temps, je me suis penché sur un nouveau scénario mais je ne peux pas en parler à présent, il est trop tôt. J’ai l’intention de continuer le spectacle… (Réflexion) et c’est tout. Mais c’est déjà pas mal !

 

Propos recueillis par Elsa Nardari

 



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