Machete kills, de R. Rodriguez: Humour sanglant

« Machete tue ». Un nom, un verbe. C’est le style Machete. Sous sa gueule cassée et son anglais approximatif, le héros de Robert Rodriguez a tout du mythe. Le vrai mythe, celui qui parle de lui à la troisième personne, comme Chuck Norris, et qui ne jure que par la violence et le sexe. Le scénario n’a pas vraiment de sens. Difficile d’en faire un vrai synopsis. En gros, Machete doit sauver le monde. Pour ceux qui n’ont jamais goûté au style Rodriguez, c’est quitte ou double. L’essentiel est d’avoir une bonne dose d’humour et l’estomac bien agrippé. Un peu à la manière Tarantino, les effusions de sang sont des lieux communs. Mais tout est tellement gros, et volontairement mal fait, qu’on s’étonne à rire comme un bossu à la vue d’une tête coupée. Tout est autodérision. Même les personnages. Quand la voix off présente les acteurs et leur rôle dans le film, elle n’hésite pas à dire, après un petit moment de silence : « Lady Gaga (oui la chanteuse a un petit rôle dans le long-métrage), elle sera qui elle veut ! » Le plus fort ? Derrière cette façade burlesque, Rodriguez parvient aussi à gratter quelques sujets sensibles comme la rivalité sans nom entre les Etats-Unis et le Mexique. « Machete aime ».

 

Ariane Riou

 



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