L’interview décalée Alex Lekouid

Le «Prédicateur de l’humour» est de retour sur ses terres toulousaines. Alex Lekouid sera sur scène à Quint Fonsegrives le 15 novembre* où il présentera la toute dernière version de son One man Show «Rires N’ Blues». Rencontre avec un artiste d’une grande générosité, même pour une interview décalée…

Votre meilleur souvenir d’enfance ?

Mon premier spectacle. J’avais cinq ans. Nous étions en croisière avec mes parents. Un soir, il y a eu un concours de danse. Un numéro a été appelé mais ne s’est pas présenté. Je me suis alors senti bizarre : J’ai sauté sur scène, dansé comme un malade et ai été très applaudi !

Votre plus gros fou-rire ?

Je suis avec un ami à la cathédrale de Lisieux pendant la messe. A côté de moi, il y a une dame âgée mal fagotée. Et au moment où le curé nous donne «la paix du Seigneur» dans un silence pieux, cette dame nous lâche un vrai chapelet de pets ! En lui prenant la main, je lui dis : «Les pets du Seigneur madame !» Cette scène était vraiment à mourir de rire ! Par la suite, elle m’a d’ailleurs inspiré tout un texte.

La carrière que vous n’auriez jamais pu embrasser ?

Maçon. Comme tous ces gens qui travaillent tout au long de l’année dehors, sous la chaleur et le froid. On ne mesure pas la difficulté de ce genre de boulots.

Une phobie ?

Les serpents.

Votre plus beau voyage ?

La Thaïlande et le Vietnam où j’ai été totalement dépaysé. Les gens sont d’une telle gentillesse… que l’on se rend compte combien, nous, avons perdu cette humanité.

Un artiste avec lequel vous adoreriez travailler ?

En fait, j’aurais adoré travailler avec Claude Nougaro. Très modestement, j’ai vraiment la sensation d’appartenir à son monde. Et j’ai su par un ami commun, Yvan Cujious, que Claude Nougaro regardait une de mes cassettes quand il n’avait pas le moral. Ca m’a beaucoup touché.

La ville que vous préférez ?

Toulouse bien sûr ! Pour Nougaro d’une part et parce que je suis d’ici. J’aime Toulouse, ses défauts, ses qualités. Elle est le carrefour de plein de cultures.

Une recette de cuisine ?

Quand j’étais jeune papa, je faisais des pâtes «façon papa» à mes deux filles. Elles disaient que c’étaient «les meilleures du monde».

Une chanson ?

«Dansez sur moi» de Nougaro. Elle me touche. Je trouve la musique comme le texte, merveilleux, et la chute extraordinaire.

Le «prédicateur de l’humour» que vous êtes, voterait pour Obama ou Romney ?

(Rires) Ne connaissant pas leur programme, c’est difficile de répondre. D’autant que pour moi, la politique reste la première cause de fâcherie et qu’au contraire, j’aime ce qui nous rapproche. Disons que j’aime l’image d’Obama parce qu’il représente quelque chose de très fort, même si ça ne signifie pas qu’on est efficace ! Mitt Romney, lui, a l’air de beaucoup plus regarder en arrière mais je reste prudent. Je considère que les vraies idées viennent de tous mais avant d’avoir une opinion, il faudrait surtout repenser à l’histoire puis à l’avenir et aux conséquences. On est en mode McDonald’s : on commande, on se nourrit et on s’en va, sans mesurer une seconde l’impact demain sur nos enfants, sur notre moralité. Ca me rend malheureux.

 

Propos recueillis par Claire Manaud

Au Complexe Patrick Pépi, rue des Coteaux à 21h.



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