Les lumières de la ville rose: Les 50 ans de la Cinémathèque de Toulouse

Depuis cinquante ans, la Cinémathèque de Toulouse construit, rassemble et travaille à préserver une précieuse collection de trésors du 7e Art. Egalement lieu de projection, de mémoire, la Cinémathèque de Toulouse célèbre en 2014 son cinquantième anniversaire.

 

12 février 1964. Raymond Borde, critique de cinéma et essayiste toulousain, et une équipe de cinéphiles décident de fonder la Cinémathèque de Toulouse. C’est le début d’une belle et riche aventure qui fait aujourd’hui de cette association, la troisième institution patrimoniale cinématographique de France. Raymond Borde est alors l’un des animateurs du Ciné-Club de Toulouse. En 1952, il découvre dans les étals d’un marché aux puces toulousain, une copie du film d’Alfred Hitchcock : Ring. Dès lors, le critique de cinéma et ses acolytes cinéphiles décident de rassembler un maximum de  films muets, dénichés çà et là dans les marchés et autres échoppes de la ville. L’histoire de la Cinémathèque de Toulouse est en marche. Six ans avant la création officielle de l’institution, en 1958, Raymond Borde fait de la conservation du patrimoine cinématographique une priorité. Il initie un espace d’archives au Centre Régional de Documentation de la rue Roquelaine et organise même des projections. En 1965, un an après sa création, la Cinémathèque de Toulouse adhère à la Fédération Internationale des Archives du Film (FIAF) et noue de nombreuses relations avec plusieurs pays. Les échanges sont nombreux et fructueux, la collection toulousaine s’enrichit au fil des ans.

« Nous ne cherchons pas dans les films anciens je ne sais quel plaisir morose d’archéologue, nous y cherchons ce qui nous touche : la liberté, la poésie, l’amour ». Raymond Borde

Une nouvelle étape est franchie en 2004 avec l’ouverture à Balma du Centre de conservation et de recherche, qui a la mission de conserver et d’archiver les films, mais également les documents liés au cinéma. Cette collection rassemble maintenant 37 000 copies de films, 50 000 affiches et 500 000 photos ! Aujourd’hui, la Cinémathèque est présidée par Martine Offray, Natacha Laurent en est la déléguée générale. Les deux femmes poursuivent avec passion et dévouement la double mission de l’institution : Conserver et diffuser. Soutenue par le Ministère de la Culture et de la Communication, le Centre National du Cinéma et de l’image animée (CNC), la ville de Toulouse, le Conseil Général de la Haute-Garonne et la Région Midi-Pyrénées, la Cinémathèque de Toulouse propose 900 séances par an, des ateliers, des rencontres, des activités éducatives et culturelles, des concerts, une bibliothèque mais aussi le festival Zoom Arrière (du 4 au 12 avril 2014, ndlr). Pour célébrer son cinquantenaire, l’institution a prévu une programmation exceptionnelle.

Textes Marie-Agnès Espa

Coup de projecteur sur Isabelle Huppert

 

Ce n’est pas la première fois qu’Isabelle Huppert vient dans la ville rose. L’actrice est mise à l’honneur à l’occasion des 50 ans de la cinémathèque de Toulouse qui propose une rétrospective en 20 films en hommage à sa carrière et à la richesse de son parcours. Pour Isabelle Huppert, marraine de cet anniversaire, « la Cinémathèque de Toulouse est un lieu important. On y rend hommage au cinéma, on y entretient sa mémoire, et on y célèbre aussi son présent. Accepter cette invitation est une façon de poursuivre cette aventure et de participer à la construction de son avenir. »

 

 

 

 

 

 

Les temps forts du cinquantenaire

 

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